Travail et relation salariale, constitutifs des modèles productifs

Images 2

Référence du texte

Freyssenet M., Travail et relation salariale, constitutifs des modèles productifs, in Puig Audrey, L’Automobile, Marchés, Acteurs, Stratégies, Paris : Elenbi Editeur, 2003, pp 274-285. Édition numérique, freyssenet.com, 2007, 200 Ko, ISSN 7116-0941.

Ce texte peut être lu et/ou téléchargé. On trouvera le fichier en allant à la fin de cette page. Cliquer une fois pour lire, deux fois pour télécharger. La page de présentation est également « imprimable ».

Résumé

Il est encore courant dans l’industrie automobile de considérer, comme dans d’autres secteurs, que l’on peut transplanter dans un autre pays l’organisation productive du pays d’origine, ainsi que les produits qui y sont fabriqués à quelques variantes près, mais qu’en revanche la politique du personnel doit être entièrement pensée en fonction des caractéristiques locales du travail et de la législation sociale. Ce qui passe pour être de la technique (l’organisation productive) serait en quelque sorte indépendant du contexte, et les produits du pays d’origine seraient grosso modo valables pour tous les marchés matures et anticiperaient pour les autres la diversification inévitable de la demande.

Des trois composantes de toute configuration socio-productive : politique-produit, organisation productive et relation salariale, seule la relation salariale devrait donc être non seulement adaptée, mais le plus souvent être conçue spécifiquement. On convient donc volontiers qu’il n’y a pas dans le domaine social de one best way universel, ou dit autrement que les « meilleures pratiques » sont relatives à chaque contexte, contrairement aux deux autres domaines (politique-produit, organisation productive) pour lesquels s’imposerait une seule façon de faire. La bonne relation salariale à trouver localement serait celle qui permettrait d’obtenir dans chaque pays, voire dans chaque site, les meilleures performances de l’organisation productive et de la politique produit générales de la firme.

L’analyse de la trajectoire des firmes et de leurs filiales étrangères menée par le GERPISA dément cette représentation de ce qu’il serait bon de faire. Il a pu même être montré que les résultats variables et périodiquement négatifs de certains constructeurs avaient principalement pour origine l’incohérence entre la politique-produit, l’organisation productive et la relation salariale, et/ou leur non pertinence dans un ou plusieurs des contextes concernés.

Le social ne peut pas non plus être cantonné au seul champ dit des Ressources Humaines, ou dit dans le vocabulaire employé ici, à la seule relation salariale (systèmes de recrutement d’emploi, de formation, de classification, de salaire, d’horaire, de promotion, d’expression). On le retrouve bien sûr dans l’organisation productive, dans les compromis à passer notamment avec les salariés, et dans les caractéristiques du travail disponible localement (volume, compétence, syndicats, législation sociale).

Une configuration socio-productive ne devient un « modèle productif », c’est-à-dire une configuration permettant à la firme concernée d’être durablement profitable, qu’à deux conditions : lorsque ses composantes (la politique produit, l’organisation productive et la relation salariale) répondaient aux exigences de la « stratégie de profit » poursuivie, et lorsque cette dernière était localement pertinente, compte tenu du « mode de croissance » du pays d’implantation commerciale ou industrielle.

Cette mise en cohérence des moyens et en pertinence de la stratégie ne pouvait se faire qu’en construisant un « compromis de gouvernement d’entreprise » entre les principaux acteurs de l’entreprise, notamment les salariés. On considérera donc ici les caractéristiques du travail et la question sociale selon successivement les « modes de croissance », les « compromis de gouvernement d’entreprise », et les deux autres composantes de l’entreprise : la politique-produit et l’organisation productive.

Plan

1. Les caractéristiques du travail local selon les « modes de croissance » nationaux
2. Le « compromis de gouvernement de l’entreprise » sur des moyens cohérents et acceptables au fondement de son efficacité
3. La mise en cohérence de la relation salariale, de l’organisation productive et de la politique-produit

Mots-clés

Automobile, industrie automobile, constructeurs automobiles, travail, stratégie de profit, modèle productif, politiuqe produit, organisatioçn productive, relation salariale, compromis de gouvernement d’entreprise, réduction des coûts, innovation, volume, diversité, flexibilité, qualité, modèle sloanien, modèle toyotien, modèle hondien

Disciplines concernées

Économie, Ergonomie, Gestion, Histoire, Histoire des Sciences et des Techniques, Science de l’ingénieur, Science du politique, Sociologie

Contexte d’écriture

Contribution
à l’évolution du questionnement personnel
à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques

Pertinence actuelle

Voir aussi

Sites possibles d’achat ou de commande en ligne de la publication papier

http://www.amazon.fr

Date de la dernière mise à jour de la fiche de présentation

2007.09.06

Date de la mise en ligne de l’article

2007.09.06, Freyssenet M., « Travail et relation salariale, constitutifs des modèles productifs », in Puig Audrey, L’Automobile, Marchés, Acteurs, Stratégies, Paris : Elenbi Editeur, 2003, pp 274-285. Édition numérique, freyssenet.com, 2007, 200 Ko, ISSN 7116-0941.

Fichier attachéTaille
Travail et relation salariale, constitutifs des modeles productifs.pdf235.16 Ko