Histoires parallèles: IMVP et GERPISA. Réflexion sur les formes de coopération en sciences sociales

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Références des différentes versions du texte

Freyssenet M., « Formes de coopération en sciences sociales et résultats de recherche. Brèves remarques sur deux réseaux interdisciplinaires et internationaux : l'IMVP et le Gerpisa », Genèses, n°43, juin 2001, pp 128-144. Édition numérique, freyssenet.com, 2007, 296 Ko, ISSN 7116-0941.

Freyssenet M., "Histoires parallèles: IMVP et GERPISA. Réflexion sur les formes de coopération en sciences sociales". 1ère partie, les années 80, mars 2001 (n°150), pp 3-12. 2ère partie, les années 90, La Lettre du GERPISA, avril 2001 (n°151), pp 3-12. Éditions numériques, gerpisa.univ-evry.fr, 2001, Ko; freyssenet.com, 2007, 296 Ko, ISSN 7116-0941.

Freyssenet M., IMVP and GERPISA's parallel history. A study of two forms of international co-operation in social sciences. First period, La Lettre du GERPISA, mars 2001 (n°150), pp 3-12. Second period, La Lettre du GERPISA, avril 2001 (n°151), pp 3-12. Éditions numériques, gerpisa.univ-evry.fr, 2001, Ko; freyssenet.com, 2007, 296 Ko, ISSN 7116-0941.

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À quelques détails près, les textes sont identiques. Le premier a été publié par la revue Genèses, pour laquelle il a été écrit. Les deux autres, dont l’un en anglais, sont parus dans La Lettre du GERPISA, la même année.

Résumé

La recherche en sciences sociales demeure pour l'essentiel un travail individuel et solitaire. Les tentatives de la puissance publique, des organismes de recherche et de l'Université, comme les initiatives des chercheurs eux-mêmes, ont été pourtant nombreuses pour trouver d'autres formes de travail, afin d'accroître la fécondité et l'utilité pratique de la recherche. Faut-il en conclure que les formes trouvées (séminaires, colloques, ouvrages collectifs, revues, réseaux, équipes, etc.) sont suffisantes et indépassables?

La primauté du travail individuel a de nombreux avantages : diversité des sujets de recherche et des problématiques, plus grande sensibilité à des thèmes nouveaux, implication personnelle, évaluation du travail des chercheurs plus facile, stimulation du débat scientifique par la nécessité pour chacun de souligner son apport, etc. En revanche, les sujets traités et les ambitions théoriques sont tendanciellement dimensionnés à ce qu'un individu peut raisonnablement faire et atteindre. D'où deux conséquences : il est des débats qui ne sont jamais tranchés parce que les travaux qu'ils nécessiteraient sont irréalisables par un chercheur seul ; les chercheurs de terrain sont amenés, lorsqu'ils tentent de dégager quelques enseignements théoriques, à le faire par rapport à des théories consacrées ou aux affirmations de quelques essayistes du moment. Il en résulte une situation paradoxale caractérisée d'un côté par une multiplication des points de vue et une richesse d'informations éparpillées et difficilement articulables, et de l'autre par de faibles avancées théoriques. Mais il est une autre raison qui empêche de considérer comme définitive la forme de travail actuelle en sciences sociales. La représentation nationale et la puissance publique s'angoissent périodiquement et légitimement de l'orientation de la recherche et de l'emploi des fonds qu'elles lui consacrent. D'où la multiplication des formules, souvent maladroites, contradictoires, voire suspicieuses, visant à l'orienter et à la rendre contrôlable. Pour l'ensemble de ces raisons, les chercheurs doivent trouver des formes de travail collectif fécondes et satisfaisantes, avant que d'autres n'en décident pour eux.

Il a paru intéressant de ce point de vue de relater l'expérience de deux réseaux interdisciplinaires et internationaux lancés à l'initiative des chercheurs eux-mêmes: le premier, connu aujourd'hui sous le nom d'IMVP (International Motor Vehicle Programme), l'a été par deux chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, Etats-Unis), Alan Altshuler et Daniel Roos, le second, le GERPISA (Groupe d'Etudes et de Recherches Permanent sur l'Industrie et les Salariés de l'Automobile) par Patrick Fridenson et Michel Freyssenet, à l'EHESS et à l'Université d'Evry.

Ces réseaux ont de nombreux points communs, mais se distinguent par la forme de coopération choisie et par les résultats de recherche. Ils ont été créés au même moment, respectivement en 1980 et en 1981. Ils étudient le même domaine, l'industrie automobile et ses salariés. Ils ont pour origine des préoccupations scientifiques et pratiques voisines, explorer les liens macro et micro, cerner l'avenir possible du secteur. Ils traitent de sujets voisins, les systèmes industriels, l'internationalisation, etc. Ils partagent les mêmes ambitions théoriques (rendre intelligible les changements au sein des entreprises et le contexte dans lequel elles évoluent) et pratiques (soumettre aux acteurs les résultats des travaux effectués et débattre avec eux des actions qu'ils mènent). Enfin ils poursuivent leurs activités vingt ans après. En revanche, IMVP développe une coopération tendanciellement de type marchand, alors que le GERPISA cherche à instituer une coopération entre pairs. Enfin les réseaux se sont fortement opposés par leurs résultats, tout en multipliant les contacts au fil des ans.

Plan

D'un changement d'époque à une même question de recherche, 1980-1985
Ampleur des programmes et périmètre des réseau
Diagnostic d'un côté, repérage des enjeux de l'autre

Des origines de la crise aux sorties de crise, 1986-1990
IMVP, du diagnostic à la solution, du réseau de pairs au réseau de sous-traitance
GERPISA, du séminaire au programme coopératif
Succès international d'un côté, mobilisation de l'autre

Un ou plusieurs modèles productifs ? 1991-1995
Instrumentalisation d'IMVP par les chercheurs et les firmes, systématisation de l'expérience du GERPISA

L'histoire tranche, 1996-2000
Tentative de relance théorique à IMVP, un nouveau schéma d'analyse de l'histoire industrielle au GERPISA
Le monde qui a changé la machine
Le rapprochement d’IMVP et du GERPISA[

Conclusion

Mots-clés

GERPISA, EHESS, Université d’Evry, IMVP, MIT, coopération interdisciplinaire, coopération internationale, recherche en sciences sociales, travail de recherche, coopération marchande, coopération entre pairs, Automobile, industrie automobile, mondialisation, régionalisation, internationalisation, modes de croissance nationaux, stratégie de profit, histoire des entreprises, théorie de la firme, modèles productifs, relation salariale, organisation productive, politique-produit, compromis de gouvernement d’entreprise, fordisme, lean production.

Disciplines concernées

Économie, Ergonomie, Géographie, Gestion, Histoire, Histoire des Sciences et des Techniques, Science de l’ingénieur, Science du politique, Sociologie

Contexte d’écriture

Contribution
à l’évolution du questionnement personnel
à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques

Pertinence actuelle

Voir aussi

Sites possibles d’achat ou de commande en ligne de la publication papier

http://www.gerpisa.univ-evry.fr/
http://www.editions-belin.com

Dates des mises à jour de la fiche de présentation

2007.07.20

Date de la mise en ligne des articles

2007.01. 20 : Freyssenet M., « Formes de coopération en sciences sociales et résultats de recherche. Brèves remarques sur deux réseaux interdisciplinaires et internationaux : l'IMVP et le Gerpisa », Genèses, n°43, juin 2001, pp 128-144. Édition numérique, freyssenet.com, 2007, 296 Ko, ISSN 7116-0941.

2007.01. 20 : Freyssenet M., "Histoires parallèles: IMVP et GERPISA. Réflexion sur les formes de coopération en sciences sociales". 1ère partie, les années 80, mars 2001 (n°150), pp 3-12. 2ère partie, les années 90, La Lettre du GERPISA, avril 2001 (n°151), pp 3-12. Éditions numériques, gerpisa.univ-evry.fr, 2001, Ko; freyssenet.com, 2007, 296 Ko, ISSN 7116-0941.

2007.01. 20 : Freyssenet M., IMVP and GERPISA's parallel history. First period, La Lettre du GERPISA, mars 2001 (n°150), pp 3-12. Second period, La Lettre du GERPISA, avril 2001 (n°151), pp 3-12. Éditions numériques, gerpisa.univ-evry.fr, 2001, Ko; freyssenet.com, 2007, 296 Ko, ISSN 7116-0941.