La genèse du travail en groupe chez Renault

Référence du texte

Freyssenet M., La genèse du travail en groupe chez Renault, communication au Premier séminaire international du groupe « Rapport salarial », GERPISA, 24-26 Février 1994, Lower Slaughter, Grande-Bretagne. Édition numérique, freyssenet.com, 2007, 200 Ko, ISSN 7116-0941.

Freyssenet M., Le travail en groupe chez Renault, communication au deuxième séminaire international du groupe « Rapport salarial », GERPISA, 21-22 avril 1995, Madrid. Édition numérique, freyssenet.com, 2007, 117 Ko, ISSN 7116-0941.

Les deux textes sont téléchargeables en allant à la fin de cette page.

Le deuxième texte est développé d'une section supplémentaire et apporte des précisions par rapport au premier. Le plan ci-dessous est celui du deuxième texte.

Résumé

Le travail en groupe est apparu chez Renault comme une tentative de l'entreprise de réformer le travail, mais il a été contesté au sein même de la direction tant qu’il remettait en cause les principes industriels de base que sont la décomposition du travail en opérations additives et le flux continu. L’enrichissement du travail et la création d’une carrière professionnelle pour les ouvriers non-qualifiés sont toutefois restés une préoccupation. Avec le type d’automatisation choisi, de nouveaux problèmes sont apparus: travail en continu, tâches hétérogènes et n’occupant pas une personne à plein temps, dépannage rapide. Le travail en groupe a été alors vu comme pouvant permettre de faire admettre ces nouvelles normes de travail dans les ateliers automatisés et d’offrir un travail enrichi et une carrière ouvrière. La réussite de certaines des organisations mises en place, l’expérience japonaise, la nécessité de mobiliser le personnel pour améliorer les performances et de nouer de nouvelles alliances avec les syndicats ont conduit à la décision de généralisation du travail en groupe à tous les ateliers, automatisés ou non. Ce faisant, la définition qui en est donnée et l’application qui en est faite tendent à faire disparaître des formules plus audacieuses mises ne place au début des années quatre-vingt, tant du point de vue de la fonction d’animateur de groupe que de relation avec la maintenance.

Plan

1. La “crise du travail” des années soixante-dix et les premières expériences de travail en groupe
2. La relance du travail en groupe dans les ateliers automatisés
3. La légitimation, la diffusion et l’homogénéisation des formes de travail en groupe à partir de la deuxième moitié des années quatre-vingt
4. La création et la généralisation des UET (Unités Elémentaires de Travail), 1991-1994
Conclusion

Mots-clés

Automobile, industrie automobile, Renault, travail en groupe, travail en module, automatisation, ateliers robotisés, assemblage automobile, entreprises japonaises, la « qualité totale », formes d’organisation du travail, Unité Élémentaire de Travail, chef d’unité

Disciplines concernées

Anthropologie, Économie, Ergonomie, Gestion, Histoire, Histoire des Sciences et des Techniques, Science de l’ingénieur, Science du politique, Sociologie.

Contexte d’écriture

Contribution
à l’évolution du questionnement personnel
à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques

Pertinence actuelle

Voir aussi

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Date de la mise en ligne du premier texte

2007.02.26.

Date des mises à jour

2015.08.24

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Le travail en groupe chez Renault.pdf172.26 KB