La thèse de la création par les firmes japonaises du modèle productif du XXIe siècle est contestable

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Références des différentes versions du texte

Freyssenet, M., Fin de la japonisation ?, version initiale plus longue de Freyssenet, M., La thèse de la création par les firmes japonaises du modèle productif du XXIe siècle est contestable, in L'état du Monde 1999, La Découverte, Paris, 1998, pp. 54-59. Édition numérique, freyssenet.com, 2006, 120 Ko.

Freyssenet, M., La thèse de la création par les firmes japonaises du modèle productif du XXIe siècle est contestable, in L'état du Monde 1999, La Découverte, Paris, 1998, pp. 54-59.

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Résumé

Le terme de japonisation a été utilisé, notamment dans les pays anglo-saxons, pour désigner la tendance à l’adoption des méthodes dites japonaises par les entreprises nord-américaines et européennes. Après l’américanisation de l’organisation industrielle des années cinquante et soixante, aurait donc succédé la japonisation des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Mais le marasme de l’économie japonaise, amplifié par la crise asiatique a amené les laudateurs du dit modèle japonais à tempérer leur enthousiasme. Peut-on évaluer en cette fin de siècle ce que les firmes américaines et européennes ont effectivement retenu des innovations attribuées au Japon en général et aux firmes japonaises en particulier? Y a-t-il jamais eu “japonisation”? ou au contraire, au-delà des revers actuels de l’économie japonaise, les méthodes dites japonaises demeureront-elles comme un acquis?

Il n’existe pas de modèle industriel universel. D’abord parce qu’une firme ne peut poursuivre toutes les sources de profit à la fois. Elle ne peut tout à la fois faire les plus hautes économies d’échelle, offrir la plus grande diversité, assurer la qualité maximale, être à la pointe de l’innovation commercialement valable, réagir immédiatement aux variations de la demande, tout en réduisant en permanence ses coûts à volume constant. Les combinaisons de sources de profit qui caractérisent les différentes stratégies de profit ont des conditions propres de possibilité et présentent des exigences spécifiques pour être mises en oeuvre. Une stratégie de profit n’est viable que si elle est compatible avec le mode de croissance et de redistribution du revenu national de l’espace dans lequel elle est poursuivie. Elle n’est effectivement profitable que si un compromis de gouvernement de l’entreprise entre ses principaux acteurs se constitue autour de moyens pour la mettre en oeuvre, que sont une politique-produit , une organisation productive et une relation salariale cohérentes entre elles. Loin d’être obligés de se soumettre à un modèle industriel unique qui serait la condition de la survie de leur entreprise à l’avenir, dirigeants, syndicats et salariés ont le pouvoir et le devoir de penser, dans la perspective qui est propre à chacun d’eux, un système socio-productif, pour l’entreprise qu’ils dirigent ou qui les emploient. L’avenir est ouvert.

Plan

1. Un succès inattendu, que les Etats-Unis et l’Europe ont eu beaucoup de difficulté à comprendre
2. La lean production ou “production au plus juste” aurait été à l’origine de la supériorité des firmes japonaises
3. La lean production n’existe pas
4. La nécessaire pluralité des modèles socio-productifs
Bibliographie

Mots-clés

Automobile, stratégie de profit, histoire des entreprises, théorie de la firme, lean production, modèles productifs, relation salariale, organisation productive, politique-produit, compromis de gouvernement d’entreprise, Fordisme, modèle fordien, Taylorisme, modèle taylorien, modèle sloanien, Toyotisme, modèle toyotien, Honda, modèle hondien, production de masse, commonalisation, économies d’échelle, effets de variété, travail, division du travail, organisation du travail, conditions de travail, flux tendu, crise du travail, enrichissement du travail, modèle suédois, relations industrielles, luttes sociales

Disciplines concernées

Anthropologie, Économie, Ergonomie, Gestion, Géographie, Histoire, Histoire des Sciences et des Techniques, Science de l’ingénieur, Sociologie.

Contexte d’écriture

Contribution
à l’évolution du questionnement personnel
à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques

Pertinence actuelle

Voir aussi

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Date de la dernière mise à jour de la fiche de présentation

2006.06.15

Date de la mise en ligne de l’article

2006.06.15, Freyssenet, M., « Fin de la japonisation ? », version initiale plus longue de Freyssenet, M., « La thèse de la création par les firmes japonaises du modèle productif du XXIe siècle est contestable », in L'état du Monde 1999, La Découverte, Paris, 1998, pp. 54-59.

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