Travail et emploi. Grandes tendances en France depuis cinquante ans. 1997, 1998, 1999, 2000.

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Références des différentes versions du texte

✔ Freyssenet M., “ Travail et emploi en France depuis cinquante ans”, version initiale non écourtée de Freyssenet M., “Emploi et travail. Grandes tendances”, L’état de la France 1997-1998, Paris, La Découverte, 1997, pp 129-137. Édition numérique, freyssenet.com, 2006, 200 Ko.

✔ Freyssenet M., “Emploi et travail. Grandes tendances”, L’état de la France 1997-1998, Paris, La Découverte, 1997, pp 129-137.

✔ Freyssenet M., “Travail et emploi. Grandes tendances”, in L’état de la France 1998-1999, Paris, La Découverte, 1998, pp 112-118. Réédition actualisée.

✔ Freyssenet M., “Travail et emploi. Grandes tendances”, in L’état de la France 1999-2000, Paris, La Découverte, 1999, pp 102-108. Réédition actualisée.

✔ Freyssenet M., "Travail et société: Grandes tendances", in L'état de la France, 2000-2001, Paris, La Découverte, 2000, pp 82-89.

Le premier texte est téléchargeable en allant à la fin de cette page. Les autres versions ont été marginalement actualisées. Un nouveau texte a été écrit pour l'édition 2001-2002 de L'état de la France. Voir la page de présentation correspondante.

Résumé

La France vit en cette fin de siècle sur le souvenir des années cinquante et soixante au cours desquels une forte croissance économique a été accompagnée du plein emploi, de l’extension et de la généralisation de la protection sociale, d’une augmentation des salaires et du pouvoir d’achat des ménages, d’une élévation du niveau scolaire, enfin d’une ascension sociale pour de nombreux Français ou à défaut pour leurs enfants. Depuis le début des années quatre-vingts, le débat public porte sur les possibilités de retrouver une telle conjonction économique et sociale dans le cadre d’une économie devenue ouverte. Peut-on reconstituer un “bouclage” économique, au niveau national ou au niveau européen, dans l’espoir de retrouver le plein emploi, ou bien faut-il prendre acte de la situation créée, et ne plus accorder au travail la place qu’il a prise dans nos sociétés?

Certains en sont conduits à penser que la quantité de travail répartissable non seulement n’est plus extensible, mais ne fera que se réduire, et qu’il convient de procéder à son partage pour résorber le chômage. La restriction ou la stabilisation des revenus individuels qui en découlerait pour ceux qui ont actuellement un emploi, serait, dans cette optique, largement compensée par des activités répondant à des besoins non couverts et non soumis aux lois du marché, auxquelles tout un chacun pourrait se livrer durant le temps libre ainsi dégagé. C’est vraisemblablement ignorer que le capitalisme a besoin pour se perpétuer, non seulement de révolutionner les conditions de production des biens qu’il produit déjà, mais aussi d’investir de nouvelles activités, antérieurement hors de son champ, comme cela a été le cas dans un passé récent pour les loisirs par exemple, surclassant les formules associatives ou collectives initiales. Si cette solution était effectivement peu réaliste, il ne resterait plus qu’à faire face aux rapports de force internationaux.

L’Europe se présente depuis quelques années comme une machine tirant tout le monde vers le bas en matière d’emploi, de salaire et de protection sociale, en raison de la persistance de politiques économiques antagonistes entre ses membres et de leurs divergences sur les finalités de la construction européenne. Elle doit prendre le risque de choix politiques difficiles, aussi bien en son sein que vis-à-vis des Etats-Unis, si elle veut recréer à l’échelle continentale un bouclage vertueux “productivité-pouvoir d’achat-consommation”. L’autre voie est de jouer le Monde, plutôt que l’Europe. Mais la nouvelle poussée d’internationalisation des firmes à laquelle on assiste au cours des années quatre-vingt-dix est plus utilisée pour aligner la norme de travail sur la norme anglo-saxonne actuelle de précarisation, que pour constituer et stabiliser un salariat national qualifié. Il faudrait une croissance très importante et durable des pays émergents d’Asie et d’Amérique latine, et un positionnement technique, industriel et commercial des firmes françaises qui les mettent à l’abri d’une concurrence directe, pour que la solution “national-mondial” soit viable. Le dernier scénario envisagé par certains est la disparition des Etats-Nations, devenus incapables de maîtriser les évolutions économiques, au profit d’un réseau mondial de mégalopoles. Outre qu’il est difficile d’imaginer quel processus de croissance généralisé un tel réseau pourrait engendrer, on voit en revanche malheureusement très bien quelles convulsions politiques son avènement provoquerait.

Plan

1. Les conditions et les contreparties de la spirale “vertueuse” des années cinquante et soixante
2. Sous la réussite, la préparation de la crise. Peut-on changer le travail et la vie?
3. Crise, mais quelle crise?
4. À la recherche d’un nouveau modèle industriel et social
5. La spirale dépressionnaire, et l’échec de la construction d’un nouveau “compromis social”

Mots-clés

Travail, division du travail, fin du travail, emploi, chômage, précarité, protection sociale, modèle de croissance, distribution des revenus, modèles productifs, relation salariale, organisation productive, politique-produit, compromis de gouvernement d’entreprise, fordisme, modèle fordien, luttes sociales, rapport social, Europe, mondialisation.

Disciplines concernées

Économie, Géographie, Gestion, Histoire, Sociologie.

Contexte d’écriture

Contribution
à l’évolution du questionnement personnel
à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques

Pertinence actuelle

Voir aussi

✔ Freyssenet M., "Travail et Société: Grandes tendances", version initiale, entièrement nouvelle, non écourtée de Freyssenet M., "Travail et Société: Grandes tendances" (article entièrement revu), in L'état de la France, 2001-2002, Paris, La Découverte, 2001, pp 90-96. Édition numérique, freyssenet.com, 2006, 100 Ko. Réédition avec actualisation ✔ Freyssenet M., "Travail: Grandes tendances", in L'état de la France, Société, Culture, Économie, Politique, 2002, Paris, La Découverte, 2002, pp 110-116. Réédition avec actualisation ✔ Freyssenet M., "Travail: Grandes tendances", in L'état de la France, Société, Culture, Économie, Politique, 2003, Paris, La Découverte, 2003, pp 97-103.

✔ Freyssenet M., "Travail et Société: Grandes tendances", version initiale, partiellement nouvelle et non écourtée de Freyssenet M., "Travail et Société: Grandes tendances", in L'état de la France, 2001-2002, Paris, La Découverte, 2001, pp 90-96. Édition numérique, freyssenet.com, 2006, 100 Ko. Réédition avec actualisation : ✔ Freyssenet M., « Travail : Grandes tendances », in L’état de la France 2005-2006, Paris : La Découverte, 2005-2006, pp 72-78.

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Date de la dernière mise à jour de la fiche de présentation

2006.05.10

Date de la mise en ligne de l’article

2006.06.10, Freyssenet M., “ Travail et emploi en France depuis cinquante ans”, version initiale non écourtée de Freyssenet M., “Emploi et travail. Grandes tendances”, L’état de la France 1997-1998, Paris, La Découverte, 1997, pp 129-137.

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