La crise et les transformations des formes de l’emploi ne signifient nullement la fin du travail

Références des différentes versions du texte

Freyssenet, M., “Le salariat de plein emploi n'est plus l'horizon des nouvelles générations, mais cela signifie nullement la fin du travail", version initiale du texte suivant, Paris, 1998, 4 p. Édition numérique, freyssenet.com, 2006, 130 Ko.

Freyssenet, M., “La crise et les transformations des formes de l’emploi ne signifient nullement la fin du travail” , in Cordellier, S., Le Nouvel Etat du Monde, 80 idées-forces pour entrer dans le XXIème siècle? Paris, la Découverte, 1999, pp. 101-103. Édition en portugais, Campo das Letras, Porto, 2000. Édition en grec, Editions Pataki, 2001.

Deuxième édition. Freyssenet, M. "La crise et les transformations des formes de l'emploi ne signifient nullement la fin du travail", in Le nouvel état du monde. Les idées-force pour comprendre les nouveaux enjeux internationaux, Cordellier, S. (dir.), La Découverte, Paris, deuxième édition actualisée, 2002, pp 161-163. Édition en chinois : iFront, Taïwan, 2003.

La version initiale est deux fois plus longue que la version effectivement publiée. La version publiée l'a été à deux reprises, chez le même éditeur dans des ouvrages aux titres légèrement différents.

Ce premier texte est téléchargeable en allant à la fin de cette page.

Résumé

Deux thèses annoncent "la fin du travail". La première affirme que le travail industriel est en train de changer de nature pour devenir une activité épanouissante. La seconde considère que les gains de productivité seront tels que le travail ne pourra qu'être partagé et perdre sa centralité dans la vie sociale au profit d'activités non marchandes. Ces deux thèses oublient de prendre en compte la dynamique du rapport social actuellement dominant, le rapport capital-travail. La première décrète que la division de l'intelligence du travail est une spécificité d'un courant managerial, le taylorisme, alors qu'elle est consubstantielle au rapport capital-travail, c'est-à-dire qu'elle ne disparaîtra qu'avec lui. La seconde présuppose que le rapport capital-travail se limite au domaine qualifié d'économique, alors qu'il n'a de cesse d'investir de nouveaux secteurs. Enfin quand bien même le temps consacré au travail diminuerait dans tous les pays, il n'en demeurerait pas moins la condition d'accès aux conditions nécessaires à la vie dans nos sociétés.

Une même activité peut être considérée comme du travail ou du non-travail selon le rapport social sous lequel elle est effectuée. C’est l’extension du salariat qui a transformé nombre d’activités en travail. Dès lors, pour que le travail ne soit plus socialement central, il faudrait un reflux du rapport capital-travail au profit d’un autre rapport social qui finirait par le supplanter, comme le rapport capital-travail a lui-même supplanté ou marginalisé les rapports sociaux qui lui étaient antérieurs.

Plan

Mots-clés

Travail, fin du travail, division du travail, rapport social, rapport capital-travail.

Disciplines concernées

Anthropologie, Économie, Histoire, Histoire des Sciences et des Techniques, Philosophie, Psychologie, Sociologie.

Contexte d’écriture

Contribution

à l’évolution du questionnement personnel
Ce texte a été l'occasion de développer la critique de la thèse de la fin du travail qu'annoncerait la réduction du temps qui lui est consacré en raison des gains ininterrompus de productivité.

à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques

en cours de recension

compte-rendu
note critique
notice bibliographique
commentaire

Louis Marmoz « La force de trvail : significations et actualité d’une notion toujours disponible », in Louis Marmoz,Véronique Attias-Delattre, Ressources humaines, force de travail et capital humain: Des notions aux pratiques, L’Harmattan, Paris, 2010.
http://books.google.fr/books?id=GDCJqiY1PEYC&printsec=frontcover&dq

quelques citations

Pertinence actuelle

Les thèses de la "fin du travail" ont fait long feu. L'analyse du processus par lequel le rapport capital-travail investit de nouveaux secteurs d'activité devrait permettre de comprendre la confrontation des rapport sociaux et l'émergence de nouvelles catégorisations sociales: telle que la notion de travail.

Voir aussi

✔ Freyssenet, M., “Travail”, in Cordellier, S. (dir.), Le Dictionnaire historique et géopolitique du XX siècle, La Découverte, 2000, pp 667-690. Nouvelles éditions en 2002, 2003, 2005. Édition italienne : Bruno Mondadori, Milano, 2001.

✔ Desmarez P., Freyssenet M. (dir.), “Les énigmes du travail”, n° hors série de Sociologie du Travail, 1994, 125 p.

✔ Freyssenet M., “Quelques pistes nouvelles de conceptualisation du travail”, in Desmarez P., Freyssenet M. (dir.), “Les énigmes du travail”, n° hors série de Sociologie du Travail, 1994, pp 105-122. Version modifiée et développée de: Freyssenet M., “Les énigmes du travail. Quelques pistes nouvelles de conceptualisation du travail”, in Actes du Colloque interdisciplinaire CNRS-PIRTTEM “Travail: bilan et perspectives”. PIRTTEM, CNRS, 1992, pp 5-20. Version en espagnol, Freyssenet M., “Los enigmas del trabajo: nuevas pistas para su conceptuacion”, Economia y Sociologia del Trabajo, Madrid, n°23/24, mars-juin 1994, pp 63-71.

✔ Freyssenet M., “L’invention du travail”, Actes du Colloque Interdisciplinaire - Travail: recherche et prospective", CNRS/PIRTTEM, 1992, pp 65-74. Republié: Freyssenet M., “L’invention du travail”, Futur antérieur, n°16, 1993/2, pp 17-27. Version modifiée et augmentée, Freyssenet M., “Historicité et centralité du travail”, in Jacques Bidet, Jacques Texier (dir.), La crise du travail, PUF, Paris, 1995, pp 227-244. Version modifiée et augmentée en anglais, Freyssenet M, “Emergence, Centrality and End of Work”, Current Sociology, 1999, vol 47, n°2, pp 5-20.

✔ Freyssenet M., "Le plus sûr moyen de se tromper en sciences sociales: japonisation, fin du travail, globalisation, nouvelle économie, société en réseaux…", La Lettre du GERPISA, Avril 2002 (n°159), pp 5-10. Éditions numériques, gerpisa.univ-evry.fr, 2002, Ko ; freyssenet.com, 2006, 220 Ko. Version en anglais : Freyssenet M.,“ The surest way to make a mistake in social sciences : japanisation, end of work, globalisation, new economy, networked societies, etc ”, La Lettre du GERPISA, Juillet 2002 (n°161), p 2-7. Éditions numériques, gerpisa.univ-evry.fr, 2002, Ko. ; freyssenet.com, 2006, 220 Ko. Deuxième version en français, légèrement modifiée : Freyssenet M., « Le plus sûr moyen de se tromper en sciences sociales : japonisation, fin du travail, globalisation, nouvelle économie, société en réseau... », Gérer et Comprendre, Annales des Mines, 2002, pp 34-40. Traduction en espagnol, Freyssenet M., « La forma más sencilla de equivocarse en ciencias socials. Japonización, fin del trabajo, globalización, nueva economía, sociedades en red », Sociologia del Trabajo, n°46, automne 2002, pp 3-17.

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http://www.csu.cnrs.fr
http://www3.fnac.com

Date de la mise en ligne de l’article

2006.06.10

Date des mises à jour

2011.04.09

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