Nombre de salariés travaillant dans l'enceinte des établissements Renault s.a.s., selon leur statut, 1978-2016

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Référence

Freyssenet M., Évolution du nombre de salariés travaillant dans l'enceinte des établissements de Renault s.a.s., en France, selon leur statut, et dépenses internes et externes en personnel, 1978-2016. Documents d'enquête: deux tableaux, quatre graphiques. Édition numérique, freyssenet.com, 2006 et mises à jour, 51 Ko. ISSN 1776-0941.

Le fichier est téléchargeable en allant à la fin de cette page.

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Recherches portant sur la trajectoire de Renault

Présentation du tableau

Contenu

Le premier tableau donne le nombre de salariés en CDI et CDD, le nombre d’intérimaires et le nombre estimé du personnel fourni par des prestataires de services. Le nombre de stagiaires "écoles" n’est connu que depuis 2001. Ils ne sont pas repris dans les graphiques. Deux graphiques donnent les évolutions en valeur absolue et en pourcentage.

Le deuxième tableau donne les dépenses salariales internes (salaires et charges sociales) et les dépenses "externes" (versements faits aux entreprises de travail temporaire et aux entreprises prestataires de service). Deux graphiques donnent les évolutions en valeur absolue et en pourcentage.

Les séries commencent en 1978, date de l'obligation légale faite aux entreprises de publier un bilan social annuel.

Définitions

CDI : contrat à durée indéterminée (rubrique 113 bis du bilan social)
CDD : contrat à durée déterminée, incluant également le contrat de formation en alternance, le contrat des apprentis, et des « stagiaires vacances », c’est-à-dire des jeunes embauchés pendant les périodes de vacances scolaires en remplacement de salariés en congés annuels (rubrique 113 du bilan social)
Les intérimaires sont les salariés mis à disposition par des sociétés de travail temporaire (rubrique 12 du bilan social)
Les prestataires sont les salariés de sociétés de prestation de services travaillant pour Renault et dans l’enceinte d’un de ses établissements.
Ils ne recouvrent pas la totalité des salariés extérieurs travaillant dans l'enceinte d'un établissement Renault. Il faudrait ajouter les salariés des équipementiers et des fournisseurs travaillant par exemple avec les ingénieurs du Technocentre pour définir et mettre au point pièces et machines, ou en usine pour assurer le suivi des livraisons ou la mise en service d'équipements. Mais il ne font pas l'objet d'un comptage.

Par dépenses salariales internes il faut entendre les salaires et charges des salariés en CDI et CDD (rubrique 24 du bilan social).

Par dépenses salariales externes, il faut entendre les versements effectués aux entreprises de travail temporaire et « aux entreprises extérieures qui effectuent des prestations de service dans l’enceinte des établissements Renault. Les opérations de sous-traitance effectuées à l’extérieur des établissements de Renault ou de simple fourniture de matériels, produits ou pièces ne sont pas prises en compte » (rubrique 23 du bilan social)

Indicateur

Les effectifs en CDI et en CDD sont les effectifs au 31.12, jusqu’à l’année 1998. Ensuite, il s’agit de l’effectif mensuel moyen.
Le nombre des intérimaires est le nombre mensuel moyen. Il est calculé en « totalisant sur 12 mois les effectifs des seuls personnels intérimaires comptés au dernier jour du mois et en divisant par douze. Ainsi un intérimaire de 15 jours sera comptabilisé si son contrat inclut le dernier jour du mois et ne le sera pas dans le cas contraire ».
Le nombre de salariés des prestataires de service n’est pas donné. Il a été estimé à partir d’un calcul expliqué au paragraphe suivant.

Les dépenses salariales internes comme les versements effectués aux entreprises de travail temporaire et aux entreprises prestataires de services sont la totalité des versements effectués dans l’année.

Sources et modalités d’élaboration du tableau

La source unique est les Bilans sociaux de Renault.

Le nombre de salariés des prestataires de service n’est pas donné. Il a été calculé en divisant le montant des versements aux entreprises extérieures par le coût moyen d’un intérimaire (qu’il est possible d’avoir avec les informations fournies dans le bilan social), en supposant qu’il est équivalent au coût moyen d’un salarié de prestataire de service.

Nature de l’information

L’information est légalement définie ou contractuellement établie avec les organisations syndicales.

Périmètre

Le périmètre a été successivement celui de la RNUR, de Renault SA et de Renault sas.

Comparabilité

Un premier problème est celui du passage en 1999 des effectifs de CDI et de CDD au 31.12 de l’année aux effectifs mensuels moyens. Ce passage a pour effet cette année-là, de diminuer aussi bien l’effectif total (43.626 en mensuel moyen au lieu de 45.584 au 31.12) que le nombre d’intérimaires (706 en mensuel moyen au lieu de 804 au 31.12).

Les intérimaires et les salariés des prestataires de service sont en nombre mensuel moyen depuis 1978. Ils sont probablement légèrement sous-estimés par rapport aux effectifs CDI et CDD des années 78-98, qui eux sont au 31.12.

Depuis 1991, le nombre de CDD comprend les « stagiaires vacances ». Cela a peu d’impact sur l’effectif CDD au 31.12. Cela en a un, apparemment léger, sur le nombre de CDD mensuel moyen à partir de 1999.

Un changement dans le système comptable en 2000, a conduit à réévaluer de 3,5 fois les versements aux entreprises prestataires. J’ai appliqué ce taux aux années antérieures, pour avoir une série approchant probablement mieux la réalité.

Qualité de l’information

Les deux informations non certaines sont le nombre de salariés des prestataires de services et les versements aux entreprises extérieures avant 2000. Dans les deux cas, il a fallu pour les avoir procéder à des calculs fondés sur des hypothèses, qui semblent toutefois raisonnables.

Les autres informations sont directement issues des Bilans sociaux. Étant clairement définies, elles ne posent a priori pas de problème. On voit toutefois, dans le cas des versements aux entreprises extérieures, que le changement du système comptable en a fait multiplier le montant par 3,5 !

Commentaires

Le pourcentage de la main d'oeuvre en contrat à durée déterminé, intérimaire ou prestataire de service sur le total de la main-d’œuvre travaillant dans l’enceinte des établissements Renault était de 8% en 1978.

Ce pourcentage est resté inférieur à 10% jusqu'en 1994. Il double en quatre ans. Puis il grimpe d'un coup à 25% en 1999. Il se maintient à ce niveau jusqu'en 2010, avant de faire un nouveau bond, jusqu'à 39,6% en 2015.

Le nombre de CDI n'augmente jamais quand l'activité augmente, y compris fortement. Il baisse toujours quand l'activité baisse. Les autres formes d'emploi suivent au contraire la conjoncture.

Mots-clés

Automobile, Renault, contrat de travail, CDI, CDD, intérimaires, sociétés de travail temporaire, société de prestations de service, stagiaires, statut de l’emploi

Disciplines concernées

Démographie, Économie, Ergonomie, Gestion, Géographie, Histoire, Science du politique, Sociologie, Statistique.

Analyse des résultats

Voir aussi

Sites des sources

depuis 2004
http://www.renault.com

Dates de mise en ligne du document

2006.04.27

Dates des mises à jour

2007.04.24
2008.04.25
2009.09.10
2010.07.08
2011.04.28
2012.10.08
2013.04.08
2014.05.22
2014.06.18
2016.09.04
2017.08.03

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