Fordisme

Images 2

Références des différentes versions

Freyssenet M., "Fordisme", 1999, 2 p. Édition numérique, freyssenet.com , 2006, 60 Ko. Version initiale plus longue de Freyssenet, M., “Fordisme”, in Cordellier, S. (dir.), Le Dictionnaire historique et géopolitique du XXe siècle, La Découverte, 2000, pp 667-690.

Freyssenet, M., “Fordisme”, in Cordellier, S. (dir.), Le Dictionnaire historique et géopolitique du XXe siècle , La Découverte, 2000, pp 667-690. Nouvelles éditions en 2002, 2003, 2005. Édition italienne : Bruno Mondadori, Milano, 2001.

La version initiale est téléchargeable en allant à la fin de cette page.

Résumé

Le fordisme, du nom du constructeur automobile Henry Ford (1863-1947), a été présenté, à partir des années soixante-dix, comme ayant contribué, si ce n’est suscité, la consommation et la production de masse, avant d’entrer lui-même à son tour en crise, en raison de son incapacité à répondre d’une part à une demande devenue diversifiée et variable et d’autre part aux aspirations des salariés à un travail moins parcellisé. Ce faisant il a été confondu avec le taylorisme en un même modèle dit “taylorien-fordien”, alors qu’historiquement les deux modèles se sont opposés.

Henry Ford a dû sa spectaculaire réussite à l’intuition d’un marché de masse potentiel constitué par les fermiers et les professions indépendantes, à la conception d’un produit unique pouvant répondre à leurs besoins à un prix qui leur soit accessible et à la mise en place d’un processus de production continue fondé sur le travail à la chaîne. Cette stratégie de volume ne pouvait cependant se poursuivre que si la demande des salariés prenait le relais. Aussi, Henry Ford invita, mais en vain, les autres patrons à se rallier à sa politique de hauts salaires. Pour que la grande masse des salariés puissent accéder à l’automobile il aurait fallu en fait instaurer une contractualisation nationale des augmentations de salaire avec les syndicats, à laquelle il s’opposa au nom d’une autorité patronale qu’il concevait sans partage. C’est pourquoi il se retrouva très vite en difficulté. La clientèle solvable se tourna vers les modèles plus adaptés à ses besoins propres et exprimant mieux son statut social. General Motors, qui avait compris qu’il était possible de combiner économies d’échelle et variétés des produits, supplanta définitivement Ford. Historiquement, c’est donc le sloanisme et non le fordisme qui a marqué la construction automobile et les industries de transformation en général, des années trente aux Etats-Unis aux années soixante-dix dans les pays industrialisés.

Plan

Mots-clés

Automobile, Fordisme, Henry Ford, modèles productifs, relation salariale, organisation productive, politique-produit, division du travail, organisation du travail, chaîne de montage, relations industrielles, salaire à la journée, luttes sociales.

Disciplines concernées

Économie, Ergonomie, Gestion, Géographie, Histoire, Histoire des Sciences et des Techniques, Science de l’ingénieur, Sociologie.

Contexte d’écriture

Contribution
à l’évolution du questionnement personnel
à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques

Pertinence actuelle

Voir aussi

✔ Boyer R., Freyssenet M., Les modèles productifs, Paris, Repères, La Découverte, 2000, 128 p. Version en espagnol, Boyer R., Freyssenet M., Los modelos productivos, Lumen Humanitas, Buenos Aires, Mexico, 2001, 115 p. Version anglaise révisée, Boyer R., Freyssenet M., The productive models. The conditions of profitability, Londres, New York, Palgrave, 2002, 126 p. Version allemande révisée et augmentée, Boyer R., Freyssenet M., Produktionmodelle, Ein e Typologie am Beispiel der Automobilindustrie, Edition Sigma, Berlin, 2003, 160 p. Deuxième publication en espagnol, Boyer R., Freyssenet M., Los modelos productivos, Editorial Fundamentos, Madrid, 2003, 155 p. Version italienne révisée et augmentée., Boyer R., Freyssenet M., Oltre Toyota. I nuovi modelli produttivi, EGEA, Università Bocconi Editore, Milano, 2005, 170 p.

✔ Freyssenet, M., Taylorisme, in Cordellier, S. (dir.), Le Dictionnaire historique et géopolitique du XXème siècle, La Découverte, 2000, pp 661-662. Nouvelles éditions en 2002, 2003, 2005. Édition italienne : Bruno Mondadori, Milano, 2001.

✔ Freyssenet, M., Toyotisme, in Cordellier, S. (dir.), Le Dictionnaire historique et géopolitique du XXe siècle , La Découverte, 2000, pp 684. Nouvelles éditions en 2002, 2003, 2005. Édition italienne : Bruno Mondadori, Milano, 2001.

✔ Freyssenet, M., Travail, in Cordellier, S. (dir.), Le Dictionnaire historique et géopolitique du XX siècle, La Découverte, 2000, pp 687-690. Nouvelles éditions en 2002, 2003, 2005. Édition italienne : Bruno Mondadori, Milano, 2001.

Sites possibles d’achat ou de commande en ligne des publications papier

http://www.editionsladecouverte.fr
http://www3.fnac.com
http://www.livres-chapitre.com
http://www.allbookstores.com/book/compare/
http://livres.kelkoo.fr
http://www.amazon.fr

Date des mises à jour

2006.04.10, 2011.05.01

Dates de mise en ligne de la version téléchargeable

2006.04.10, Freyssenet M., "Fordisme", 1999, 2 p. Édition numérique, freyssenet.com , 2006, 60 Ko. Version initiale plus longue de Freyssenet, M., “Fordisme”, in Cordellier, S. (dir.), Le Dictionnaire historique et géopolitique du XXe siècle, La Découverte, 2000, pp 667-690.

Fichier attachéTaille
Fordisme.pdf60.95 Ko