L'implication des salariés japonais

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Références des différentes versions

Freyssenet M., “L’implication des salariés japonais”, in Cahiers du GERTTD-EM, “La place du système d’emploi et des relations industrielles dans la dynamique de l’économie japonais”, Octobre 1991, 5 p, Actes du Séminaire international organisé par la DG 5 des CCEE, GERTTD-Paris 7 et le CEPREMAP, 25 juin 1991. Édition numérique, freyssenet.com, 2006, 96 Ko.

Freyssenet M., “L’implication des salariés japonais”, Henri Nadel (dir.), Emploi et Relations Professionnelles au Japon, L’Harmattan, Paris, 1994, pp 101-104. Édition numérique, freyssenet.com, 2006, 96 Ko.

Republié en japonais en 1996 dans une revue japonaise, exemplaire non communiqué.

La première version a été écrite pour le Séminaire international "Les relations industrielles au Japon", tenu le 25 juin 1991, à l'initiative d’Henri Nadel (GERTTD, Université Paris VII) avec le soutien de la Direction générale V (emploi, relations industrielles et affaires sociales) de la Commission des Communautés Économiques Européennes et le CEPREMAP. Elle a été publié une première fois, sous le titre, L’implication des salariés japonais”, dans les Cahiers du GERTTD-EM. “La place du système d’emploi et des relations industrielles dans la dynamique de l’économie japonaise”, Octobre 1991, 5 p.

La deuxième version, inchangée, a été publiée dans un ouvrage : Henri Nadel (dir.), Emploi et Relations Professionnelles au Japon, L’Harmattan, Paris, 1994.

La troisième version, inchangée, a été publiée en 1996 par une revue japonaise qui n’a pas communiqué d’exemplaire aux auteurs des deux articles retenus.

La présente publication numérique a été l’occasion d’ajouter des intertitres qui soulignent l’apport et le point de vue du texte. Elle est téléchargeable en allant à la fin de cette page. Le plan ci-dessous est celui de cette version.

Résumé

L'adhésion des salariés est le problème lancinant de la production capitaliste depuis ses origines. Chaque modèle productif tente de résoudre le problème à sa façon. L'enquête menée en 1982 dans de grandes entreprises sidérurgiques et électroniques japonaises a montré que l'implication inventive était bien exigée des salariés par les directions, mais qu'elle était obtenue selon au moins trois modalités très différentes: l'implication imposée, l'implication négociée et l'implication acceptée et active. La recherche d'une implication inventive était en outre au Japon un phénomène récent. Il ne s'est diffusé qu'à partir du milieu des années soixante-dix et il n'était pas assuré de se perpétuer. Il ne résultait en rien d'une propension japonaise au "travail en groupe". Mais cette propension relevait d'une phase historique particulière mêlant les effets du code du travail et de la démocratisation des directions d'entreprise imposés par les autorités américaines après la guerre, des compromis passés avec les syndicats pour mettre fin aux grandes grèves des années cinquante, de l'obligation d'améliorer la qualité pour exporter, de la revendication des salariés d'une plus grande autonomie dans le travail après l’effervescence sociale de la fin des années soixante.

Plan

1. Trois formes d’implication
1.1. L'implication imposée
1.2. L'implication "négociée dans les faits"
1.3. L'implication acceptée et active

2. Des origines spécifiques à chaque forme d’implication

3. Le système d’emploi est récent et n’est pas nécessairement durable

Mots-clés

Modèles productifs, relation salariale, organisation productive, implication, division sexuelle du travail, conditions de travail, sidérurgie, électronique.

Disciplines concernées

Anthropologie, Économie, Gestion, Histoire, Sociologie, Science du politique

Contexte d’écriture

Contribution

à l’évolution du questionnement personnel
Ce texte a été l'occasion d'étudier plus précisément le contexte historique japonais à l'origine du mouvement des "cercles de qualité" et de l'emploi à vie. Et ce faisant de conforter l'idée qu'il était urgent de reconstituer la genèse des formes d'emploi et d'organisation du travail observés au Japon, avant de trancher dans le débat sur l'existence d'un modèle unique, et sur ses origines.

à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
Il a nourri la réflexion lors du lancement du premier programme international du GERPISA "Émergence de nouveaux modèles industriels" et l'hypothèse de la diversité.

au débat scientifique national et international
En rappelant certains résultats de l'enquête de 1982, ce texte, présenté dans un séminaires rassemblant des chercheurs allemands, anglais, italiens et japonais, a permis d'introduire dans les discussions des arguments soulignant la diversité des pratiques manageriales japonaises et de rappeler quelques précautions méthodologiques à prendre avant de conclure.

à la diffusion des résultats de la recherche
Écrit pour la DG 5 de la Commission européenne, l’article a fait entendre un voix quelque peu différente au moment où enfler le discours sur le modèle productif japonais. Il est intéressant de noter que les deux contributions aux Séminaires qui ont retenu l'attention d’une revue japonaise (exemplaire non communiquée) ont été l'article de Philippe d'Iribarne intitulé "Le modèle japonais est-il transposable? Organisations, institutions et culture dans les performances industrielles japonaises", et le présent texte. Ils représentent en effet deux approches clairement distinctes des entreprises japonaises, la première accordant une place importante, bien que non exclusive, à ce qui serait la culture nationale pour rendre compte des formes originales observées, la seconde privilégiant l'histoire récente du Japon pour comprendre la genèse de ces formes et leur diversité.

à la valorisation des résultats de la recherche
Impact difficile à apprécier sur les membres de la DG 5 qui ont suivi les travaux.

Références, commentaires, notes critiques

Pertinence actuelle

La crise du travail chez Toyota en 1990, la prise de contrôle de firmes japonaise par des sociétés étrangères en 1998, la réforme du marché du travail et du système d'emploi au tournant du siècle ont confirmé d'une part la diversité des situations au Japon et l'existence de conditions de viabilité à tout système qui en limitent la pérennité. L'article en appelait à la prudence. La leçon mérite d'être retenue.

Voir aussi

Freyssenet M., Hirata H., Mudanças tecnológicas e participação dos trabalhadores: os círculos de qualidade no Japão, Revista de Administração de Empresas, Rio de Janeiro, vol. 25, n° 3, Julho Setembro 1985, pp 5-23. Edições numéricas : http://www16.fgv.br/rae/artigos/3197.pdf , freyssenet.com, 2010, 1,7 Mo. ISSN 7116-0941.

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Date de la dernière mise à jour de la fiche de présentation

2006.03.24

Date de mise en ligne de la version téléchargeable

2006.03.24 : Freyssenet M., “L’implication des salariés japonais”, Henri Nadel (dir.), Emploi et Relations Professionnelles au Japon, L’Harmattan, Paris, 1994, pp 101-104.

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