Perspectives de l'industrie automobile. Comment les tracer, après les nombreux démentis apportés aux prévisions antérieures

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Freyssenet M., Lung Y., « Perspectives de l'industrie automobile. Comment les tracer, après les nombreux démentis infligés aux prévisions antérieures? », communication à la conférence IMVP-RIETI, Université Hosei, Tokyo, 12 septembre 2003. Publiée dans La Lettre du GERPISA, n°171, octobre 2003, pp 7-13. Éditions numériques, gerpisa.univ-evry.fr, 3003, 330 Ko ; freyssenet.com , 2006, 180 Ko.

Freyssenet M., Lung Y., « Perspectives of the car industry. How to draw them, after the numerous denials imposed on the previous forecasts ? », communication at the IMVP-RIETI Conference, Hosei University, Tokyo, 12 septembre 2003. Published in La Lettre du GERPISA, n°171, october, 2003, pp 7-13. Éditions numériques, gerpisa.univ-evry.fr, 2003, 330 Ko; freyssenet.com , 2006, 180 Ko.

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Résumé

L’exercice visant à dresser un tableau de l’industrie automobile dans le futur consiste généralement à repérer quelques grandes tendances susceptibles d’affecter le produit, le marché, la main d’œuvre et les conditions de financement des entreprises, et enfin d’en déduire quelques recommandations pour garantir la profitabilité des firmes. Devant les démentis apportés par l’évolution historique aux pronostics faits selon la démarche précédente, comment pouvons-nous penser l’avenir de manière plus pertinente ?

Les travaux effectués par le GERPISA permettent de tirer trois conclusions qui obligent à raisonner différemment.
1. Toute tendance a des conditions de possibilité qui en limitent la diffusion dans l’espace et dans le temps. Il ne suffit donc pas de repérer ces tendances. Il faut aussi en établir les conditions d’émergence, de généralisation et de disparition, pour être en mesure de réfléchir utilement sur les avenirs possibles. Il faut aussi en vérifier l’homogénéité. Des phénomènes formellement semblables à un moment donné sont souvent regroupés en une même tendance, alors qu’ils ont des sens différents.
2. Si tous les modes de croissance nationaux se transforment, notamment aujourd’hui sous l’effet de la réduction des limites mises à la libre circulation des biens et des capitaux (celle des personnes ayant plutôt tendance à être plus entravée qu’avant), ils ne le font pas nécessairement en convergeant, mais en créant une nouvelle diversité. Le marché et la main d’œuvre ne s’homogénéisent pas au niveau mondial. Ils se transforment en se ré-hétérogénéisant.
3. Il est plusieurs façons de faire du profit et tous les moyens qui le permettent ne sont pas compatibles. Dès lors peuvent coexister dans le même contexte, et à plus forte raison dans des contextes différents, des entreprises également profitables mettant en œuvre des modèles productifs complètement différents. Dès lors, il n’y pas de one best way, ni de best practices universelles, mais des moyens différents qui ne sont efficaces que s’ils sont cohérents avec la stratégie de profit poursuivie par l’entreprise dans les contextes qui autorisent cette stratégie.

Il y aurait deux conditions générales à la profitabilité des firmes : la stratégie de profit poursuivie par la firme, c’est-à-dire les sources de profit qu’elle privilégie parmi les six sources possibles (économies d’échelle, diversité du produit, qualité, innovation, flexibilité productive, et réduction des coûts à volume constant), doit être possible et viable dans les pays où la firme déploie ses activités, compte tenu du mode de croissance de ces pays ; les moyens employés (politique produit, organisation productive et relation salariale) doivent être cohérents avec la stratégie poursuivie, compatibles entre eux et acceptables par les principaux acteurs de l’entreprise.

Si ces deux conditions générales de la profitabilité sont plus pertinentes que les conséquences de la concurrence pure et parfaite généralement présupposée, alors la réflexion sur l’avenir doit s’appuyer sur deux types de travaux : mettre à jour les stratégies de profit possibles compte tenu de l’évolution diversifiée des modes de croissance nationaux ou régionaux; dessiner les compromis de gouvernement possibles entre les acteurs principaux de l’entreprise (actionnaires, banques, dirigeants, salariés, syndicats, fournisseurs, pouvoir public, etc) sur les moyens à employer pour mettre en œuvre les stratégies de profit choisies parmi celles qui seront alors viables. Telles sont les retombées que l’on peut attendre du quatrième programme international du GERPISA dans le domaine prospectif.

Plan

Introduction : hétérogénéité et limites des « grandes tendances »
1. Trois types très différents de « réduction des coûts »
2. Des « taux d’intégration » très variés depuis longtemps
3. Ne pas confondre « modules » et « sous-ensembles »
4. Qui est un constructeur mondial ?
5. Fusions, mais aussi croissance interne et émergence de nouveaux constructeurs
6. Les constructeurs qui ont cédé à la « financiarisation » ont perdu
Conclusion : Le quatrième programme de recherche du GERPISA

Mots-clés

Automobile, grandes tendances, réductions des coûts, externalisation, modularisation, mondialisation, fusion-acquisition-alliance, financiarisation, prévision, GERPISA.

Disciplines concernées

Économie, Gestion, Géographie, Histoire, Histoire des Sciences et des Techniques, Science de l’ingénieur, Science du politique, Sociologie.

Contexte d’écriture

Contribution
à l’évolution du questionnement personnel
à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques

Pertinence actuelle

Voir aussi

Sites possibles d’achat ou de commande en ligne des publications papier

http://www.gerpisa.univ-evry.fr/

Date de la dernière mise à jour de la fiche de présentation

2006.03.01

Dates de mise en ligne des versions téléchargeables

2006.03.01 : Freyssenet M., Lung Y., « Perspectives de l'industrie automobile. Comment les tracer, après les nombreux démentis infligés aux prévisions antérieures? » communication à la conférence IMVP-RIETI, Université Hosei, Tokyo, 12 septembre 2003. Publié dans La Lettre du GERPISA, n°171, octobre 2003.

2006.03.01: Freyssenet M., Lung Y., « Perspectives of the car industry. How to draw them, after the numerous denials imposed on the previous forecasts ? » communication at the IMVP-RIETI Conference, Hosei University, Tokyo, 12 septembre 2003. Published in La Lettre du GERPISA, n°171, october, 2003.

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