Introduction

Après une année de chargé de cours au début de ma carrière dans une école d’Architecture, mon activité d'enseignement a consisté durant les années 70 en des interventions dans des séminaires d’enseignement et de recherche en France et à l’étranger pour présenter les résultats de mes travaux (34 à ce jour). À partir du début des années 80, sont venus s’ajouter l’enseignement dans trois DEA de sciences sociales (1983-85, 1992-1999, 2000-2005 ) et dans deux DESS (1992-1996, 2001-2005), à l’ENS, EHESS, Paris 8, Université d’Evry, Université de Rennes, et quatre séjours d’enseignement à l’étranger : doctorat et post-doctorat (1982 et 1988 au Mexique à la Escuela Nacional de Anthropologia y Historia, 1997 et 2001 en Argentine à l’Université de Buenos Aires).

En matière d’encadrement d’étudiants, j’ai dirigé huit mémoires de DEA (6 soutenus) et deux thèses avec allocation de recherche. La première a été soutenue et a été suivie par un recrutement immédiat au CNRS en section 36. La seconde est en cours. Persuadé que la recherche est un métier exigeant l’acquisition de multiples savoir-faire, je me suis attaché à ce que ma direction soit une sorte de compagnonnage au cours duquel le doctorant observe des manières de faire et de penser autant que de recevoir des conseils.

C’est dans cet esprit et avec cette volonté que nous avons accueilli de très nombreux doctorants français et étrangers au sein du GERPISA, où ils ont trouvé une forme de débat, de partage du travail, et de « socialisation » au milieu international de la recherche, qui leur ont été extrêmement utiles. Les principaux animateurs du GERPISA ont en quelque sorte « dirigé » de nombreux doctorants, probablement plus que leur propre directeur dans de nombreux cas. C’est là un autre aspect essentiel de l’expérience du GERPISA. Il faut ajouter à cela que le GERPISA connaît comme beaucoup d’autres unités ou groupement de recherche la difficulté de devoir passer la responsabilité d’animation et d’organisation à la toute jeune génération de chercheurs et d’enseignants-chercheurs en raison d’un creux dans la démographie professionnelle catastrophique. C’est la raison pour laquelle, nous avons consacré entièrement l’année 2002-2003, c’est-à-dire, huit journées de travail mensuelles complètes aux doctorants, post-doctorants, jeunes chercheurs du GERPISA pour confronter leurs travaux à ce qui est devenu la démarche et la méthode de coopération du GERPISA. L’effort n’a pas été vain, puisque plusieurs d’entre eux se sont depuis engagés dans l’activité du réseau.

Ces activités m’ont amené à être sollicité pour participer aux jurys de 7 DEA, 13 thèses, 5 HDR, à être membre suppléant de deux commissions de spécialistes : ENS Fontenay-Lyon (1998-2000), UFR Sociologie-gestion Université d’Evry (2001-2004), à donner six avis externes pour le recrutement (lecturer ou professeur) dans des Universités étrangères : Canada, Grande-Bretagne, Italie, à devenir membre du conseil scientifique de l'école doctorale de la Faculté d'Économie de l'Université Ca' Foscari, Venise (2002-2005).

Mes activités de diffusion des résultats de la recherche ont prises des formes classiques comme la participation à des colloques nationaux (29) et internationaux (71, dont 25 en France), l’animation et la participation à des séminaires de recherche ( 8 au total avec 35 communications), à la participation à trois comité scientifique de lecture de revues (Sociologia del Trabajo Espagne ; Trabajo, Mexique ; les Actes du GERPISA, à l ‘écriture de 17 contributions à des ouvrages de synthèses ou des revues de vulgarisation (Etat de la France, Etat du Monde, Le nouvel état du Monde, Dictionnaire historique et géo-politique du XXème siècle, Sciences Humaines, Alternatives Economiques), à 62 entretiens dans la presse écrite et audiovisuelle française et étrangère (Libération, Le Monde, Les Echos, Newsweek, Automotive News, France Inter, RFI, France Culture, France 3, Channel 4…), à deux articles dans le Monde (1997, 1999, rubrique Horizon-Débats), deux dans Libération (1980, 2004 rubrique Rebonds), un dans la Tribune de l’Industrie (2000), à l’introduction d’extraits de mes ouvrages dans des manuels du secondaire (Hatier :1979, 1986 ; La Découverte, 1996, 1999, 2004), ou des livres d’introduction à la sociologie du travail (Montréal, Repères, Paris).

Moins classiques, ont été la création de deux revues et surtout la fondation et la direction de la collection de sciences sociales “Repères” aux Editions La Découverte de 1982 à 1987, avec Olivier Pastré. On ne trouvera ci-après qu'une simple liste des activités d'enseignement et de diffusion. En revanche je m’arrêterai plus longuement sur la création de revues et de la collection Repères.