Les compétitivités comparées de Renault, PSA et Volkswagen. Origines des différences et choix stratégiques à faire

Référence

Freyssenet M., Présentation avec diapositives. Les compétitivités comparées de Renault, PSA et Volkswagen, 1990-2011. Origines des différences et choix stratégiques à faire. 5ème Forum franco-allemand des syndicats "Les enjeux de la compétitivité, concepts, réalités, stratégies". Fondation Friedrich Ebert et Hans Böckler Stiftung. UNSA, CGT, DGB, CFDT, CFTC, FO, TUAC-OCDE, Paris, 2013.01.21. Édition numérique : freyssenet.com, 2013, 86 Ko, ISSN 7116-0941.

Cette présentation peut être téléchargée en allant à la fin de cette page.

A quelques petites modifications et actualisations près, elle est la même que celle faite, trois mois plus tôt, au Séminaire Franco-Allemand "Problèmes de compétitivité: France Allemagne, comparaison et perspectives", Lasaire et Fondation Friedrich Ebert, Palais d'Iéna, Paris, 2012.10.15. Nous en reproduisons ici la page résumé.

Résumé

Les explications données aux difficultés de PSA et aux moindres performances de Renault par rapport à Volkswagen : externalisation insuffisante, moindre délocalisation vers les pays à bas coût, coûts salariaux trop élevé, ne résistent pas à un examen attentif.

L’insuffisance des économies d’échelle réalisées par PSA (deux fois inférieures à celles de Volkswagen) explique à elle seule les différences de compétitivité.

La non reconnaissance par Renault de l’origine durable de ses profits (les modèles innovants) le conduit à concentrer ses efforts sur les modèles classiques qui perdent néanmoins du terrain par rapport à ceux de Volkswagen, et ce malgré une délocalisation massive de la production vers la Slovénie et la Turquie.

La compétitivité réside d’abord dans la pertinence et la clarté de la stratégie de profit adoptée par l'entreprise et ensuite dans la construction d’un compromis de gouvernement d’entreprise, impliquant les principaux acteurs, pour que la mise en œuvre de la stratégie choisie se fasse de manière cohérente et acceptable.

Plan

1. État des lieux
- des écarts de profitabilité sensibles
- des volumes plus de deux fois inférieurs
- des parts de marché divergentes

2. Les préconisations standard en défaut d’efficacité
- externalisation
- délocalisation
- réduction des coûts salariaux au centre
Conséquences sur l’emploi

3. À la recherche d’explications
- Renault : une stratégie « dissociative »
- PSA : manque de moyens et lenteur d’exécution
- VW : jusqu’à présent, pertinence et cohérence, malgré la tentation de F. Piech de vouloir tout faire

4. Pertinence de la stratégie et cohérence de la mise en œuvre
- Renault: une stratégie « innovation et flexibilité » à reconnaître et à confirmer dans l’organisation. Mais quid de l’Alliance?
- VW et PSA: une stratégie « volume et diversité », au risque des inégalités croissantes

Conclusion
- Renault : une stratégie en contradiction avec l’origine des profits du Groupe
- PSA : une stratégie cohérente et pertinente. Des moyens insuffisants, des retards de mise en oeuvre
- VW : une stratégie cohérente et pertinente. Un compromis de gouvernement d’entreprise robuste

Mots-clés

Industrie automobile, volume, profitabilité, part de marché, compétitivité, externalisation, délocalisation, coûts salariaux, stratégie de profit, compromis de gouvernement d’entreprise, Renault, PSA, Volkswagen

Disciplines concernées

Économie, Géographie, Gestion, Histoire, Science du politique, Sociologie

Références, commentaires, notes critiques
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compte-rendu
note critique
notice bibliographique
commentaire
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Pertinence actuelle

Voir aussi

Date de la mise en ligne de la présentation

2013.05.01

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