Ventes et parts de marché des constructeurs automobiles en Europe occidentale (17 pays), véhicules particuliers, 1990-2016

Référence

Freyssenet M., Ventes et parts de marché des constructeurs automobiles en Europe occidentale (17 pays), véhicules particuliers, 1990-2016. Documents d’enquête : quatre tableaux, trois graphiques. Édition numérique, freyssenet.com, 2012 et mises à jour, 152 Ko. ISSN 7116 0941.

Le fichier est téléchargeable en allant à la fin de cette page.

Recherche à l’origine

Comparaison des compétitivités des firmes automobiles sur le marché de l’Europe occidentale

Présentation des tableaux et des graphiques

Définitions

Les véhicules particuliers (VP) sont des véhicules à moteur ayant au moins quatre roues, affectés au transport des personnes, comportant, outre le siège du conducteur, huit places assises au maximum.

Indicateur

Immatriculations déclarées dans les 17 pays d’Europe occidentale

Sources et modalités d’élaboration du tableau

Association des Constructeurs Européens d’Automobiles, Association Auxiliaire de l’Automobile

Les nombres et les pourcentages ont été repris directement des tableaux accessibles sur le site de l’ACEA. On a procédé seulement à des regroupements pour simplifier la lecture.

Périmètre

Europe occidentale : 17 pays
Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Irelande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suisse, Suède

Groupes automobiles : voir ci-dessous le paragraphe « analyse ».

Mots-clés

Automobile, ventes automobiles, part de marché automobile, Europe occidentale, constructeurs automobiles, véhicules particuliers

Disciplines concernées

Économie, Gestion, Géographie, Histoire, Science du politique, Sociologie, Statistique

Analyse des résultats

Ce qui frappe en premier lieu est le décrochage par rapport à Volkswagen, depuis le début des années 2000, de tous les autres constructeurs européens généralistes : PSA, Renault, Fiat, GM Europe, Ford Europe,. Depuis 2008, Renault, à la différence des autres, s’est redressé grâce aux ventes de sa filiale Dacia. En 2011, Volkswagen a connu une progression sans équivalent depuis 1990.

Trois constructeurs spécialistes, Daimler, BMW et Volvo ont gagné en volume et part de marché, mais la hiérarchie entre eux s’est modifiée. Daimler a perdu sa première place. Ses ventes ont continué à baisser après sa séparation d’avec Chrysler en 2005. BMW lui est passé devant

Les constructeurs japonais, pris dans leur ensemble, avaient fortement progressé entre 2000 et 2007. La crise a fait chuter leurs ventes et leurs parts de marché, à l’exception notable de Nissan.

L’Alliance Renault-Nissan est devenue en 2011 le deuxième constructeur en Europe occidentale.

Le dernier fait notable est la progression sensible de Hyundaï-Kia, un temps ralenti par la crise.

En 2012, les ventes de tous les constructeurs ont baissé, à l'exception de celles de BMW, Daimler et Hyundaï.

Les trajectoires très différenciées des Groupes sont imputables en partie à de nombreux changements de périmètre au cours de la période, sans toutefois expliquer fondamentalement les tendances à la hausse ou à la baisse.
BMW s’est séparé de Land Rover et Rover en 1998, tout en conservant Mini Cooper. Il a retrouvé en 2011 le niveau de ventes qui était le sien juste avant la séparation.
Daimler a fusionné avec Chrysler en 1995, avant de divorcer en 2005. Il a donc perdu en volume de ventes, mais il n’est pas redescendu au niveau d’avant. Il a progressé au contraire de + 59,5% par rapport à ce niveau.
Fiat, après avoir noué puis rapidement dénoué une alliance avec General Motors-Europe, a absorbé Chrysler en 2011. Le rachat n’a pas encore produit ses effets éventuels sur les ventes en Europe du Groupe.
Ford avait racheté Jaguar en 1990, Volvo en 1995, Land Rover en 1999, mais il les a revendu depuis : Jaguar et Land Rover en 2007, et Volvo en 2008. Non seulement, il n’a pas retrouvé le niveau de ventes d’avant ces rachats, mais il est même descendu nettement en-dessous (-290.000).
General Motors avait absorbé Saab en 1990. Il l’a revendu en 2009. Le rachat en 2005 de Daewoo, dont les ventes en Europe occidentale s’étaient stabilisées aux alentours de 100.000 exemplaires, a été plus profitable. Les modèles Daewoo, vendus dès lors sous la marque Chevrolet, ont atteint le niveau de 180.000. Les ventes globales de GM ont néanmoins continué de baisser.
Nissan a noué une « Alliance » avec Renault, qui en a la direction. Ses ventes ont dépassé en 2011 le pic qu’elles avaient connu en 1991.
Les alliances de Mitsubishi ont finalement toutes été dénouées : avec Chrysler en 1992, avec Daimler en 2005. La tentative récente avec PSA a échoué. L’alliance de Mazda avec Ford a été défaite en 2008. Les ventes des deux constructeurs japonais déclinent et n’ont jamais retrouvé leur niveau du début des années 90.
Honda et Toyota sont restés à l’écart de toute opération de fusion-absorption-alliance. Leurs ventes ont connu un pic en 2007, mais ont sensiblement régressé depuis.
Suzuki a rapidement défait les liens qu’il avait noués avec Volkswagen. Mais les liens envisagés concernaient le marché indien, où Suzuki est leader.
Hyundaï a absorbé Kia en 2000 à la suite de la crise asiatique. Leurs ventes progressent continument, si l’on excepte 2008.
PSA a refusé pendant longtemps toute idée de fusion, avant de se raviser. La tentative avec Mitsubishi a échoué. Une alliance potentiellement plus solide était encore en négociation en 2012.
Renault a racheté Dacia et Samsung en 2000. De ces deux constructeurs, seuls les modèles sous marque Dacia sont vendus en Europe occidentale. C’est grâce à eux que les ventes du Groupe ont retrouvé péniblement leur niveau d’avant crise. Ce qui veut dire que les ventes de marque Renault ont fortement baissé (-500.000), se stabilisant à 1 million depuis 2008.
Volvo, après avoir été sous la coupe de Ford de 1995 à 2009, est détenu par le constructeur chinois Geely depuis 2010. Ses ventes ont atteint en 2011 un pic depuis 20 ans.
Volkswagen, depuis le rachat de Skoda en 1991, n’a pas fait d’acquisitions majeures en termes de volume de ventes. Il n’a absorbé que des constructeurs de véhicules de luxe, aux ventes « confidentielles » : Bentley, Lamborghini et Bugatti en 1998. Sa progression n’en est que plus remarquable.

Voir aussi

Sites des sources

http://www.acea.be

Date de mise en ligne du document

2012.11.01

Dates des mises à jour

2013.10.21, 2014.02.25, 2015.03.29, 2016.12.23, 2017.07.15

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* Ventes et part de marché des constructeurs automobiles en Europe Occidentale VP 1990-2016.xlsx176.23 Ko