Conséquence de la crise financière ou crise d’une forme de capitalisme : la faillite des Big Three

Référence du texte

Freyssenet M., Jetin B., Conséquence de la crise financière ou crise d’une forme de capitalisme : la faillite des Big Three, Revue de la régulation, n°9, 1er semestre 2011. Éditions numériques: regulation.revues.org; freyssenet.com, 2011, 949 Ko, ISSN 1776-0941.

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Il est la reprise, avec quelques modifications et développements, d'une communication faite au Forum de la Régulation 2009: Freyssenet M., Jetin B., Conséquence de la crise financière ou crise d’une forme de capitalisme : La faillite des Big Three, Forum de la Régulation 2009, 1-2 décembre 2009, Paris, 17 p. Éditions numériques, web.upmf-grenoble.fr/regulation/Forum, 2009; freyssenet.com, 2011, 1,8 Mo, ISSN 1776-0941.

Résumé

Les constructeurs automobiles américains n’ont pas été les victimes malheureuses de la crise financière qui les aurait empêchés de se redresser à temps. L’aggravation des inégalités sociales à partir des années 1980 a fait émerger notamment une demande de véhicules onéreux, les light-trucks. Elle s’est révélée très rentable pour GM, Ford et Chrysler et leur a permis de prospérer tout au long des années 1990 malgré la concurrence des constructeurs japonais. L’externalisation d’une part croissante de la production et la diversification dans les services devait en outre renforcer la profitabilité. L’éclatement de la bulle internet en 2000 révéla le mirage de la « nouvelle économie » et l’externalisation, combinée aux engagements de l’entreprise pour assurer les pensions de retraite, entraîna une hausse inexorable des coûts salariaux des Big Three et une baisse des profits dès 2005. L’accroissement de l’endettement des ménages maintint artificiellement les ventes jusqu’au dénouement final. Les Big Three ont directement contribué à ce que la crise advienne, en adhérant à la « nouvelle économie » et en mettant en oeuvre ses recettes. La question est de savoir s’ils avaient une alternative.

Plan

1. La dérégulation salariale à l’origine du boom des light trucks, de la baisse des ventes de cars et de la stagnation tendancielle du marché automobile états-unien

2. La dérégulation financière à l’origine de la « nouvelle économie », à laquelle se convertissent les Big Three en privilégiant les services et en externalisant la fabrication

3. Le piège de la dérégulation salariale et financière se referme sur les Big Three d’abord, sur les transplants japonais ensuite

Conclusion

Mots-clés

régime de croissance, régulation, stratégie de profit, inégalités, automobile, crise, finance, dérégulation, États-Unis

Disciplines concernées

Économie, Géographie, Gestion, Histoire, Science de l’ingénieur, Science du politique, Sociologie, Statistique.

Contexte d’écriture

Contribution
à l’évolution du questionnement personnel
à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques
en cours de recension

compte-rendu
note critique
notice bibliographique
commentaire
quelques citations

Pertinence actuelle

Voir aussi

URL de la revue, du numéro 9 et de l'article

http://regulation.revues.org/index.html
http://regulation.revues.org/index9233.html
http://regulation.revues.org/index9085.html

Date de la mise en ligne de l’article

2011.07.04

Dates des mises à jour

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Consequence de la crise financiere ou crise d une forme de capitalisme, la faillite des Big Three, RR n 9, 1S 2011.pdf949.17 Ko