L’automate et l’ouvrier

Référence du texte

Freyssenet M., L’automate et l’ouvrier, in Minelle Verdié (dir.), L’état de la France et de ses habitants, 1989, La Découverte, Paris, 1989, pp 96-98, Édition numérique : freyssenet.com, 2010, 77 Ko, ISSN 7116-0941.

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Résumé

En a-t-on fini avec le travail parcellisé, contre lequel se sont révoltés les ouvrières et les ouvriers des années soixante dix, et que dénoncent aujourd'hui de nombreux conseillers en organisation et dirigeants d'entreprise? Pour répondre à cette question, la seule analyse des statistiques relatives aux classifications professionnelles ne suffit pas. Il faut étudier aussi, concrètement, l'évolution des rapports des travailleurs aux machines et l'évolution du contenu même du travail ouvrier.

Qu'est devenu le travail dans les ateliers automatisés? Le visiteur ne manque pas d'être surpris, s'il a la possibilité d'en visiter plusieurs, y compris dans la même usine. L'organisation du travail peut y être très différente, alors qu'on y trouve le même type d'installations. Les lignes automatisées ont été conçues sans qu'une doctrine ait été fixée quant à l'organisation du travail à leur appliquer. Les directions d'usine ont eu ensuite à faire des choix, qui se sont révélés très variés.

Plan

1. Qu’est devenu le travail
2. Dépannage, entretien, fiabilisation

Mots-clés

Travail ouvrier, automatisation, industrie automobile, opérateur, ouvrier d’entretien, dépannage, fiabilisation, taylorisme, division intellectuelle du travail

Disciplines concernées

Économie, Ergonomie, Gestion, Histoire, Histoire des Sciences et des Techniques, Sciences cognitives, Science de l’ingénieur, Sociologie.

Contexte d’écriture

Au cours des années 80, nombre d’entreprises cherchaient encore quelles formes d’organisation elles devaient adopter dans les ateliers automatisés. Des formes variées étaient observables et donnaient lieu, tant en interne qu’en externe, à des interprétations divergentes selon les préférences de chacun. L’article évoque les enjeux des différentes formules. Quelques années plus tard, les équivoques tomberont, pour qui aura bien voulu poursuivre l’observation.

Contribution
à l’évolution du questionnement personnel
à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques

Pertinence actuelle

Voir aussi

✔ Freyssenet M., “La requalification des opérateurs et la forme sociale actuelle d’automatisation”, Sociologie du travail, 4/1984. pp 422-433. Édition numérique : freyssenet.com, 2006, 307 Ko. ISSN 1776-0941.

✔ Freyssenet M., “Processus et formes sociales d’automatisation. Le paradigme sociologique”, Sociologie du Travail, n° 4/92, pp 469-496. Édition numérique, freyssenet.com, 2007, 200 Ko. ISSN 1776-0941.

✔ Freyssenet M., “La production réflexive, une alternative à la production de masse et à la production au plus juste?”, Sociologie du Travail, n°3/1995, pp 365-388. Édition numérique, freyssenet.com, 2007, 320 ko, ISSN 1776-0941. Version modifiée et augmentée en anglais, Freyssenet M., “Reflective production: an alternative to mass-production and to lean production?”, Economic and Industrial Democracy, vol. 19, n°1, february 1998, pp 91-117.Digital publication, freyssenet.com , 2006, 280 Ko, ISSN 7116-0941.

Site possible de commande en ligne de la publication papier

http://www.editionsladecouverte.fr

Date de la mise en ligne de l’article

2010.01.10

Dates des mises à jour

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