Crise financière ou crise d’un modèle de capitalisme ? Les enseignements de la crise des Big Three

Référence des textes et présentation diapositives

Freyssenet M., Jetin B., L’économie réelle dans la tourmente. L’impact de la crise sur l’industrie automobile est-il seulement un problème conjoncturel? Le cas des Big Three, Institut français de Budapest, 29 avril 2009, cycle de conférences « De la crise financière à la crise économique, les enjeux d’un nouveau mode de régulation », Édition numériques, freyssenet.com, 2009, 1,6 Mo, ISSN 1776-0941.

Freyssenet M., Jetin B., Présentation avec diapositives. L’économie réelle dans la tourmente. L’impact de la crise sur l’industrie automobile est-il seulement un problème conjoncturel? Le cas des Big Three, Institut français de Budapest, 29 avril 2009, cycle de conférences « De la crise financière à la crise économique, les enjeux d’un nouveau mode de régulation », Édition numériques, freyssenet.com, 2009, 2,7 Mo, ISSN 1776-0941.

Freyssenet M., Jetin B., Crise financière ou crise d’un modèle de capitalisme ? Les enseignements de la crise des Big Three, 17ème colloque international du GERPISA « Sustainable Development in the Automobile Industry: Changing Landscapes and Actors », 17-19 juin 2009, Paris. Éditions numériques, www.gerpisa.univ-evry.fr, 2009; freyssenet.com, 2009, 1,3 Mo, ISSN 1776-0941.

Freyssenet M., Jetin B., Conséquence de la crise financière ou crise d’une forme de capitalisme : La faillite des Big Three, Forum de la Régulation 2009, 1-2 décembre 2009, Paris, 17 p. Éditions numériques, web.upmf-grenoble.fr/regulation/Forum, 2009; freyssenet.com, 2011, 1,8 Mo, ISSN 1776-0941.

Freyssenet M., Jetin B., Présentation avec diapositives, Conséquence de la crise financière ou crise d’une forme de capitalisme : La faillite des Big Three, Forum de la Régulation 2009, 1-2 décembre 2009, Paris, 17 p. Éditions numériques, web.upmf-grenoble.fr/regulation/Forum, 2009; freyssenet.com, 2011, 3,5 Mo, ISSN 1776-0941.

La seconde communication comprend en plus une quatrième section. La troisème communication a été légèrement modifiée et complétée par rapport à la première. Elles sont toutes téléchargeables, ainsi que les présentations diapositives correspondantes. On trouvera les fichiers en allant à la fin de cette page. .

Résumé

Les constructeurs automobiles américains n’ont pas été les victimes malheureuses de la crise financière qui les aurait empêchés de se redresser à temps. Ils ont directement contribué à ce qu’elle advienne, en adhérant à la « nouvelle économie » et en mettant en œuvre ses recettes. Pouvaient-il ne pas le faire ? Ils n’étaient pas maîtres en effet de la dérégulation salariale et financière et de ses conséquences.
Même s’ils ne l’avaient pas voulu, voire anticipé, ils auraient été contraints, comme l’ont fait aussi les constructeurs étrangers, de répondre à la demande croissante de light trucks. Tous se sont exposés à un retournement brutal du marché et de la réglementation et tous en payent aujourd’hui le prix. Les Big Three auraient pu en revanche utiliser leurs gains pour reconquérir le marché des cars et préparer l’inévitable transition aux motorisations propres. Ford, General Motors, DaimlerChrysler ont bien essayé de commonaliser les plates-formes de leurs voitures américaines avec celles de leurs filiales européennes ou asiatiques, pour en abaisser le coût. Dans les trois cas, ce fut un échec. Ces tentatives ont même contribué aux pertes d’Opel-Vauxhall, de Ford Europe et de Chrysler.

Étaient-ils obligés d’externaliser et de miser sur leurs activités financières. Ford, en principe non, General Motors plus difficilement. Si la famille Ford conserve le pouvoir, en raison de la détention d’actions privilégiées, elle a dû cependant tenir compte de son actionnariat. Jacques Nasser, éphémère CEO, en a été en quelque sorte l’expression flamboyante, en faisant de la « valeur actionnariale » la boussole unique. General Motors, dont le capital est très dispersé, a subi directement la pression des investisseurs. Si les constructeurs étrangers ne les ont pas tous suivis dans la voie de l’externalisation et de la financiarisation, ils ont accordé, eux aussi, des facilités de crédit et ont eu recours à la location-vente pour vendre à des acquéreurs insuffisamment solvables.

Les constructeurs présents sur le marché américain pouvaient dificilement résister à un modèle de croissance national aussi auto-destructeur que celui qu’a voulu incarner « la nouvelle économie américaine ». Elle a fait la preuve de son insoutenabilité économique, écologique, sociale et géopolitique. L’enjeu dépasse maintenant largement l’industrie automobile : il est celui de la refondation du modèle de croissance américain. Les constructeurs automobiles peuvent toutefois y contribuer en participant à la réduction des inégalités sociales, en subordonnant les activités financières aux impératifs d’un développement de long terme, en établissant des relations avec leurs fournisseurs sur d’autres bases que le moins-disant social et écologique, et en proposant des véhicules respectueux des personnes et de l’environnement.

Plan

1. La dérégulation salariale à l’origine du boom des light trucks, de la baisse des ventes de cars, et de la stagnation tendancielle du marché automobile états-unien depuis près de vingt ans
2. La dérégulation financière à l’origine de la « nouvelle économie », à laquelle se convertissent les Big Three en privilégiant les services et en externalisant la fabrication
3. Le piège de la dérégulation salariale et financière se referme sur les Big Three d’abord, sur les transplants japonais ensuite
(4. Les issues possibles et leur viabilité) dans la deuxième communication uniquement

Conclusion

Mots-clés

Automobile, industrie automobile américaine, General Motors, Ford, Chrysler, dérégulation financière, dérégulation salariale, nouvelle économie américaine, light trucks

Disciplines concernées

Anthropologie, Économie, Géographie, Gestion, Histoire, Science de l’ingénieur, Science du politique, Sociologie, Statistique

Contexte d’écriture

La crise économique a 7 mois.

Contribution
à l’évolution du questionnement personnel
à la production scientifique du réseau ou du laboratoire d’appartenance
au débat scientifique national et international
à la diffusion des résultats de la recherche
à la valorisation des résultats de la recherche

Références, commentaires, notes critiques

Pertinence actuelle

Voir aussi

✔ Freyssenet M., Jetin B., Conséquence de la crise financière ou crise d’une forme de capitalisme : la faillite des Big Three, Revue de la régulation, n°9, 1er semestre 2011. Éditions numériques: regulation.revues.org; freyssenet.com, 2011, 949 Ko, ISSN 1776-0941.

Date de la mise en ligne de l’article

2009.05.30

Dates des mises à jour

2011.07.03, 2015.10.01

Fichier attachéTaille
Crise financiere ou crise d une forme de capitalisme Le cas des Big Three.pdf504.29 Ko
Consequence de la crise financiere ou crise d une forme de capitalisme La faillite des Big Three.pdf469.25 Ko
Presentation diapositives Consequence de la crise financiere ou crise d une forme de capitalisme la faillite des Big Three Forum de la Regulation.pdf1.15 Mo
Presentation diapositive L économie reelle dans la tourmente. L impact de la crise sur l industrie automobile est il seulement un probleme conjoncturel Le cas des Big Three.pdf2.7 Mo
L economie reelle dans la tourmente. L impact de la crise sur l industrie automobile est il seulement un probleme conjoncturel Le cas des Big Three.pdf244.04 Ko