Les résultats financiers de Peugeot, Citroën, SIMCA et du groupe PSA, 1950-2013

Référence

Freyssenet M., Les résultats financiers de Peugeot, Citroën, SIMCA et du Groupe PSA, 1950-2013. Document d’enquête: sept tableaux et cinq graphiques. Édition numérique, freyssenet.com, 2008 et mises à jour, 85 Ko. ISSN 7116 0941.

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Recherche à l’origine

Le présent travail prolonge et développe les résultats du programme international du GERPISA « Émergence de nouveaux modèles industriels » concernant la profitabilité des constructeurs automobiles, de l'après guerre au milieu des années 90.

Bruno Jetin a effectué le recueil des données et le calcul du « point mort » pour Peugeot, Citroën, Simca et PSA pour la période allant de 1950 à 1995, comme il l'a fait pour les autres grands constructeurs mondiaux. L'analyse de ces résultats, ainsi que d'autres concernant les sources de profit ont été publiés dans ✔ Boyer R., Freyssenet M., (avec la collaboration de B. Jetin), « Les stratégies de profit et les performances des firmes automobiles. Une analyse statistique, 1965-1994 », GERPISA, Paris, 1999, 60 p. Édition numérique : freyssenet.com, 2006, 5,4 Mo.

Présentation des tableaux

But

Il s’agit de cerner au mieux l’évolution de la profitabilité de Peugeot, Citroën, SIMCA puis de PSA, afin d’apprécier la capacité de la stratégie poursuivie et des moyens employés à dégager le profit suffisant à la pérennité de l’entreprise dans le contexte économique, politique, concurrentiel, actionnarial et social qui a été celui des sociétés considérées.

Contenu

Huit tableaux :
1. La marge opérationnelle du Groupe PSA par activité, en million d'euros, 1982-2013
2. Les marges opérationnelles, rapportées aux chiffres d'affaires, du Groupe PSA et de sa division automobile (1982-2013), de Peugeot + Citroën (1976-1981), de Peugeot (1966-1975)
3. Les chiffres d'affaires et les résultats nets du Groupe PSA et de son activité automobile en million de francs et en million d'euros, 1976-2013
4. Les résultats nets de Peugeot, Citroën, Simca et du Groupe PSA, rapportés à leur chiffre d'affaires, 1950-2013
5. Les chiffres d'affaires de Peugeot, Citroën, Simca et du Groupe PSA, 1945-2013
6. Les résultats nets de Peugeot, Citroën, Simca et du Groupe PSA, 1950-2013
7 . L'écart de la valeur ajoutée au point mort, rapporté au point mort, de Peugeot, Citroën, de la Division automobile de PSA, et du Groupe PSA, 1966-2013

Cinq graphiques:
1. La marge opérationnelle du Groupe PSA par activité, en million d'euros, 1982-2013
2. Les marges opérationnelles, rapportées aux chiffres d'affaires, du Groupe PSA et de sa division automobile (1982-2013), de Peugeot + Citroën (1976-1981), de Peugeot (1966-1975)
3. Rate of operating margin of Peugeot (1966-1975), of Peugeot-Citroën (1976-1981) and of PSA and its automobile division (1982-2013)
4. Les résultats nets de Peugeot, Citroën, Simca et du Groupe PSA, rapportés à leur chiffre d'affaires, 1950-2013
5 . L'écart de la valeur ajoutée au point mort, rapporté au point mort, de Peugeot, Citroën, de la Division automobile de PSA, et du Groupe PSA, 1966-2013

Définitions

Pour une réflexion sur la profitabilité des entreprises et ses indicateurs comptables et pour connaître les raisons qui nous ont fait construire un indicateur spécifique, on se reportera à la page La profitabilité de Renault, 1945-2013.

Indicateur

Les deux indicateurs comptables utilisés ici sont la « marge opérationnelle » et le « résultat net » rapportés au chiffre d’affaires.

La « marge opérationnelle » (MO) calculée par PSA est la différence entre le chiffre d’affaires net hors taxes et les charges opérationnelles, qui comprennent les coûts des biens, services et financement vendus, les frais généraux et commerciaux et les frais de recherche, d’études et de développement. Les coûts de financement sont les charges financières de l’activité de financement des ventes. On sait que la marge opérationnelle exclut les « autres produits et charges », (que sont les « coûts de restructuration », le résultat des « cessions d’immobilisations », les « frais financiers nets », le résultat de « produits et charges inhabituels », etc.). Elle englobe les impôts, taxes et subventions liés à l’exploitation et la dotation aux provisions sur « actif circulant, risques et charges », qui ne sont que des hypothèses sur des coûts à venir possibles. Elle est donnée pour le Groupe dans son ensemble et pour ses différentes activités : automobile, équipement automobile, transport, financement, autres, de 1997 à 2007. Bien que non directement fournie par Peugeot puis par PSA, la « marge opérationnelle » de l’activité automobile a pu être calculée pour la période 1965-1981.

Le « résultat net » est la marge opérationnelle moins (ou plus) les « autres produits et charges » et les « impôts sur les résultats ». Il est donné pour le Groupe PSA depuis 1976, et pour Peugeot, Citroën et SIMCA de 1950 à 1978.

L’indicateur que nous avons construit est l’écart entre la valeur ajoutée et le « point mort », exprimé en pourcentage par rapport au point mort. La valeur ajoutée (VA) est ce que l’entreprise a vendu de ce qu’elle a « produit » en propre, c'est-à-dire en dehors de ce qu'elle a dû acheter. La VA s'obtient en soustrayant au chiffre d’affaires les achats de fournitures et de services externes et "autres charges". Le "point mort" est le niveau de dépenses internes indispensables pour produire, au-delà duquel l’entreprise commence à dégager du profit. Les dépenses internes indispensables que nous avons retenues (et que nous avons appelées dépenses contraintes : DC, car elles ne sont pas immédiatement ajustables aux variations de la demande) sont les « salaires et charges sociales » d’une part, la « dotation aux amortissements » d’autre part. L’indicateur se calcule donc par la formule : (VA-DC/DC)x100. Il exprime au plus près la profitabilité propre de l’activité de l’entreprise durant l’année considérée, avant de prendre en compte les revenus annexes et exceptionnels, les charges accumulées les années précédentes ou les provisions à faire pour l’avenir, les « impôts sur les bénéfices » ou les « participations des salariés aux bénéfices ». Il a été calculé, dans le cadre des recherches du GERPISA sur la profitabilité des constructeurs automobiles, par Bruno Jetin pour Peugeot, puis pour l’ensemble Peugeot et Citroën à partir de 1976, enfin pour le Groupe à partir de 1986, jusqu'en 1996. Pour les années suivantes jusqu'à présent, il l' a été par moi-même.

Sources et modalités d’élaboration des tableaux

Les données financières sont issues des rapports annuels de Peugeot, Citroën, Simca et du groupe PSA. Elles ont été rassemblées par des personnes différentes à des dates différents. Celles concernant les chiffres d'affaires de 1945 à 1985 avaient déjà été collectées par Jean-Jacques Chanaron, Annuaire statistique de l'Automobile, séries longues, GERPISA, Paris, 1987. Celles concernant les résultats nets de 1950 à 1979 ont été extraites de l'ouvrage de Joël Broustail et Rodolphe Greggio, Citroën. Essai sur 80 ans d'antistratégie, Vuibert, 2000. Toutes les autres données utilisées ici allant jusqu'en 1995 ont été rassemblées et traitées par Bruno Jetin dans le cadre des travaux du GERPISA sur les modèles productifs. Celles des années suivantes l'ont été par mes soins.

Le passage des normes comptables françaises aux normes internationales IFRS en 2004 ayant eu des incidences importantes, une série IFRS distincte a été créée pour chaque activité et pour le total.

Nature de l’information

Elle résulte des données comptables publiées dans les rapports annuels

Période et Périmètre

Les données correspondent, concernant Peugeot, à ceux de la Société Anonyme des Automobiles Peugeot, puis à partir de 1965 à ceux de Automobiles Peugeot; concernant Citroën à ceux de la Société Anonyme André Citroën, puis à partir de 1968 à ceux de Citroên Société Anonyme; concernant SIMCA à ceux de la Société Industrielle de Mécanique et de Carrosserie Automobile, concernant PSA à ceux du Groupe PSA Peugeot Citroën.

Elles suivent l'évolution du périmètre de chacune de ces sociétés

Qualité de l’information

Nous avons veillé, dans la mesure du possible, à ce que les données soient celles du périmètre et des méthodes comptables de l’année. PSA fournit en effet aussi des données à périmètre comparable ou à méthodes comptables identiques, lorsque l’un ou les autres changent. Des confusions peuvent en résulter entre données dites "publiées" et données recalculées.

Comparabilité

Les périmètres des sociétés et du Groupe ont fortement varié dans le temps. Il faut en tenir compte dans l’interprétation.

Mots-clés

Automobile, Peugeot, Citroën, Simca, Chrysler Europe, PSA, marge opérationnelle, résultat net, point mort

Disciplines concernées

Économie, Gestion, Géographie, Histoire, Science de l’ingénieur, Science du politique, Sociologie, Statistique

Analyse des résultats

Voir aussi

Freyssenet M., PSA : les difficultés d’une stratégie de profit « volume et diversité », original en français de «PSA: the difficulties of « volume and diversity » profit strategyg», in Freyssenet M. (ed.), The Second Automobile Revolution. Trajectories of the World Carmakers in the 21st century, Basingstoke and New York: Palgrave Macmillan, 2009, pp 246-266. Édition numérique : freyssenet.com, 2009, 396 Ko, ISSN 7116-0941.

Freyssenet M., Analyse de la marge opérationnelle et du résultat opérationnel courant de la division automobile de PSA, 1997-2012. Documents d’enquête : trois tableaux et deux graphiques. Édition numérique, freyssenet.com, 2012, 61 Ko. ISSN 7116 0941.

Freyssenet M., La « montée en gamme » : un consensus aveugle ? Confusions et méprises. Lasaire, La Tribune-Le Progrès: "Les voies de la réindustrialisation nationale et locale", Forum du Technopole, Saint-Etienne, 28 Mars 2013. Édition numérique : freyssenet.com, 2013, 83 Ko, ISSN 7116-0941.

Freyssenet M., Présentation avec diapositives. Les compétitivités comparées de Renault, PSA et Volkswagen, 1990-2011. Origines des différences et choix stratégiques à faire. 5ème Forum franco-allemand des syndicats "Les enjeux de la compétitivité, concepts, réalités, stratégies". Fondation Friedrich Ebert et Hans Böckler Stiftung. UNSA, CGT, DGB, CFDT, CFTC, FO, TUAC-OCDE, Paris, 2013.01.21. Édition numérique : freyssenet.com, 2013, 86 Ko, ISSN 7116-0941.

Freyssenet M., PSA, Renault : où est l’erreur, Le Monde daté du 19 janvier 2013, Éditions numériques, lemonde.fr, 2013, 104 Ko ; freyssenet.com, 2013, 60 Ko, ISSN 7116-0941.

Boyer R., Freyssenet M., avec la collaboration de Jetin B, « Les stratégies de profit et les performances des firmes automobiles. Une analyse statistique, 1965-1994 », GERPISA, Paris, 1999, 60 p. Édition numérique : freyssenet.com, 2006, 5,4 Mo.

Freyssenet M., La profitabilité de Renault, 1945-2013. Document d’enquête : tableau, graphiques et commentaire. Édition numérique, freyssenet.com, 2007, 64 Ko, ISSN 7116 0941.

Sites des sources
http://www.psa-peugeot-citroen.com

Date de mise en ligne du document

2008.03.31

Dates des mises à jour

2008.04.18, 2008.05.08, 2009.12.18, 2010.02.14, 2011.02.10, 2012.02.16, 2013.02.14, 2014.02.24

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