Éditorial, mars 2007. Le bilan d’une première année : 45.000 visites, 11.000 textes téléchargés

Ce site a été ouvert début mars 2006. Quel bilan peut-on tirer de cette première année ? On se limitera pour l'instant à un bilan quantitatif, en réservant à de prochains éditoriaux quelques réflexions sur la pertinence de créer un site personnel de chercheur. La fréquentation du site n’a cessé de progresser et a atteint en février 262 visites quotidiennes en moyenne. En un an, 32.249 visiteurs ont effectué 45.372 visites (à l’exclusion des visites des robots d’indexation). Ils ont ouvert 185.729 pages et téléchargé 11.078 textes.

Les résultats précédents doivent toutefois être interprétés en distinguant plusieurs types de visite. Bien qu’il ne soit pas possible de construire une typologie satisfaisante des visiteurs malgré les abondantes statistiques fournies par l’hébergeur du site, car les variables ne sont pas croisées entre elles, on peut néanmoins distinguer au moins trois grandes catégories de visites, en se fondant sur leur durée. La première, de loin la plus importante, est constituée par les visiteurs dont la connexion dure moins de 30 secondes, soit 76% des visites. On peut supposer qu’il s’agit majoritairement de visiteurs qui cliquent rapidement sur les vingt ou trente premiers sites proposés par leur moteur de recherche, sans faire un tri suffisant à partir de la phrase sélectionnée pour chaque site. Ils se limitent à regarder sommairement la page à laquelle ils ont accédé, avant de passer à un autre site. Il y a aussi ceux qui, encore nombreux, accèdent à la référence d’un texte, sans que celui-ci fasse encore l’objet d’une page de présentation et sans qu’il soit téléchargeable. Il en est ainsi pour 64% des références de ce site, un an après son ouverture.

Viennent ensuite les connexions qui durent de 30 secondes à 5 minutes. Elles représentent 13% du total. On imagine des visiteurs qui, à partir de la page à laquelle ils ont accédé, naviguent vers d’autres pages, les parcourant rapidement, s’arrêtant sur quelques unes, les imprimant éventuellement et téléchargeant au moins un texte.

Quant aux connexions qui durent de 5 minutes à plus d’une heure (soit 11%, 4% durant plus de 30 minutes), elles doivent correspondre à des visiteurs qui ont été intéressés par le contenu même du site, voire par sa conception, et qui ont pris le temps de le visiter et de télécharger les textes qui pourront leur être utile.

On peut donc estimer grosso modo à 25% les visiteurs qui ont trouvé dans le site ce qu’ils cherchaient, en tout ou partie, voire au-delà : soit en un an 8.000 personnes environ qui, à chacune de leur visite, ont ouvert en moyenne dix pages et télécharger six textes. Les pages ouvertes et les textes téléchargés ont été très variés : 199 pages et textes différents au mois de février par exemple. Notons en outre que 32% des visiteurs classent le site dans leurs « favoris », se donnant ainsi le moyen d’y revenir plus aisément et éventuellement plus longuement. 39% se connectent d’ailleurs au site en mettant directement son URL dans la barre d’adresse de la page d’accueil de leur logiciel de navigation, sans passer par un moteur de recherche (54%) ou par un autre site le conseillant (7%). La « fidélité » des visiteurs au site n’est pas connue au-delà d’un mois. On sait seulement qu’un visiteur sur trois en moyenne se connecte une deuxième fois dans le mois. Certains utilisent les fils RSS pour être alertés des nouveautés.

Sur le plan de la fréquentation et de l’intérêt suscité, le bilan paraît donc satisfaisant. Des textes peu diffusés ou devenus introuvables ont trouvé de nouveaux lecteurs. Des textes récemment écrits ou des documents d’enquête en cours ont pu être immédiatement portés à la connaissance des visiteurs.

La fréquentation croissante résulte probablement de l’enrichissement permanent du site par de nouveaux textes, qu’ils soient anciens ou écrits récemment, qu’ils soient en français ou en d’autres langues. Sur les 500 références environ enregistrées, 186 font l’objet à ce jour (28.02.2007) d’une page de présentation et 180 d’un texte à télécharger, soit grosso modo le tiers. La traduction progressive des pages de présentation de certains textes en anglais, mais aussi parfois en espagnol, allemand, italien ou portugais, a certainement contribué à élargir le lectorat. Le référencement du site dans des portails très fréquentés, comme Liens-socio, ou dans d’autres sites (19 connus à ce jour) a probablement suscité également de la curiosité.

Le nombre relativement important de pages lues et de textes téléchargés n’a, par contre, pas été accompagné de l’envoi de commentaires. La contrainte de « s’inscrire » est-elle dissuasive ? 202 visiteurs l’ont malgré tout fait, … mais aucun d’eux n’a envoyé de remarques. Bien sûr le site n’est pas un « blog » traitant à chaud de l’actualité, sur laquelle tout un chacun peut avoir envie de donner son opinion. Lorsqu’il sera possible de lancer la rubrique « Chroniques » et « Propositions de recherches coopératives », les réactions se feront peut-être plus nombreuses. Pour les textes de recherche, une forme d’incitation est à trouver.