Scientific contributions and activities

1 – Scientific contributions

- 1964-1965. Élaboration d'une approche visant à analyser les créations culturelles des milieux populaires, en les référant à leurs propres normes. Critique des notions de "culture de masse" et de "culture savante".

- 1965-1969. Participation à des enquêtes en sociologie de l’éducation et de la culture de P. Bourdieu et JC Passeron, conduites localement par G. Vincent. Direction de travaux en sociologie urbaine (région Rhônes-Alpes, Algérie). Constat d’importantes difficultés d’interprétation dans ces deux sous-disciplines quand on met hors du champ de l’analyse les trajectoires des ménages, l’évolution des emplois et la division du travail. Premières tentatives en Algérie pour inclure dans le champ de l'enquête elle-même à la fois la mobilité de résidence et d'emploi, "l'économie ménagère", les solidarités familiales et locales, le marché du travail et l'accès au logement.

- 1966-1971. Conception et mise au point d’une méthode d’analyse et de traitement informatique (méthode typol) du profil socio-professionnel des communes et quartiers, pour étudier l’évolution de leur composition sociologique et les changements de résidence et d’emploi. Adoption par le Service Technique Central d’Aménagement et d’Urbanisme. Adaptation par des Agences d’Urbanisme. Réutilisation de la méthode pour l'analyse de l'évolution de la ségrégation spatiale dans l'agglomération parisienne.

- 1970-1974. Mise en évidence du processus contradictoire de déqualification-surqualification des salariés, en opposition à la fois à la thèse de la seule « déqualification » et à la thèse de la « qualification » croissante avec l’automatisation. Théorisation de la «division de l’intelligence du travail» dans le rapport capital-travail, et de ses implications sur les catégorisations et les trajectoires professionnelles et éducatives et sur la division spatiale du travail. Résultats ayant participé à la formation du débat international sur la division du travail, avec les publications concomitantes de H. Braverman, A. Gorz, D. Montgomery, Kern et Schumann, etc. qui ont suscité un grand nombre de travaux de terrain au cours des années 70 et 80. Thèse toujours en débat.

- 1975-2005. Analyse sociologique de l’histoire économique, spatiale et sociale de deux secteurs d’activité : la sidérurgie de 1945 à 1979, l’automobile des origines à aujourd’hui. Tentatives pour rendre compte des pratiques et des discours des acteurs sociaux à partir des enjeux engendrés par l’évolution de la « division de l’intelligence du travail » dans la sidérurgie, par les conditions de la pérennité des firmes dans l’automobile, différentes selon les modèles de croissance nationaux et les « compromis de gouvernement d’entreprise ». À l’origine de la création en 1981, avec Patrick Fridenson (historien EHESS) du réseau pluridisciplinaire, GERPISA (Groupe d’Etudes et de Recherches Permanent sur l’Industrie et les Salariés de l’Automobile), devenu en 1992 réseau international et équipe d’accueil (EA 2542, Université d’Évry-EHESS), placé en compétition intellectuelle avec le réseau IMVP (International Motor Vehicle Program) créé par le MIT sur les mêmes sujets au même moment.

- 1993-2002. Mise en évidence de la genèse sociale des techniques productives, à partir de l’étude de la conception de machines automatisées, de systèmes-experts et de nouveaux systèmes de production. Démonstration que la « division de l’intelligence du travail » passe, dans le cadre du rapport salarié, par les techniques productives telles que conçues et adoptées. Conception, menée avec des ingénieurs (RATP, BSN, Renault, Volvo), d’une autre forme sociale d’automatisation en cohérence avec la volonté d’inverser la « division de l’intelligence du travail ». Mise en évidence des conditions sociales à sa mise en oeuvre effective.

- 1986-2005. Élaboration d’une définition et d’une problématique des rapports sociaux. Remise en cause d’une catégorisation du social en instances ou champs économique, technique, politique, idéologique, symbolique, au profit d’une analyse des rapports sociaux (rapport capital-travail, rapport administré, rapport marchand, rapport domestique, rapport associatif, etc.) ayant chacun leur propre économie, technique, politique, etc. et de leur confrontation/compromis historique.

- 1992-1995. Réélaboration du concept de travail dans son historicité et sa centralité depuis deux siècles. L’«invention» du travail par l’émergence du rapport-capital-travail, sa « naturalisation/universalisation » et son utilisation pour désigner des activités relevant d’autres logiques sociales. Contribution au débat national et international des années 90 sur le travail et son avenir.

- 1992-2002. Mise au point avec Robert Boyer (économiste, CNRS, EHESS) d’un schéma d’analyse des trajectoires des firmes capitalistes et de leur mondialisation-régionalisation. Théorisation des « modèles productifs » et de leur diversité limitée et périodiquement renouvelée. Ce schéma d’analyse tend à prévaloir sur celui du réseau américain IMVP affirmant l’existence d’un seul modèle productif par période historique.

- 2003-2005. Élaboration d’un schéma d’analyse des trajectoires et des modèles nationaux. Contre la thèse de la convergence mondiale ainsi que la thèse binaire (modèle anglo-saxon, modèle rhénan), proposition d’une analyse des sources et des formes de la croissance comme enjeu, à l'origine des compromis trouvés entre rapports sociaux pour assurer l’unité politique et entre pays pour permettre indépendance et alliance. Extension de la démarche initiée avec « Les modèles productifs » pour contribuer à l’étude de la dynamique différenciée des liens macro-micro. Contribution au débat national et international sur la mondialisation, le capitalisme, son esprit, son avenir.

- 2006-. Ouverture en mars d’un site internet personnel bilingue, qui veut être non seulement un outil d’accès aux publications et documents d’enquête, mais aussi un outil de recherche et de discussion : http://freyssenet.com. Il peut préfigurer ce que pourrait être à l’avenir un nouveau support de travail pour les chercheurs, un vecteur de diffusion et un des moyens d’évaluation de leurs travaux. Il est classé parmi les meilleurs sites de sciences sociales par le portail Liens socio.

- Publication en langue étrangère en première édition de quatre ouvrages : trois en anglais (OUP, Palgrave-Macmillan), un en espagnol (Lumen Humanitas), et de 18 articles (avec CdL) ou contribution à des ouvrages collectifs (11 en anglais, deux en espagnol, deux en portugais, deux en allemand, un en italien). Traduction d’un ouvrage en quatre langues (anglais, allemand, espagnol, italien), d’un article (avec CdL) en cinq langues (anglais, portugais, japonais, espagnol, italien), de 20 articles ou contributions à des ouvrages collectifs (5 espagnol, 4 anglais, 3 portugais, 2 japonais, 1 italien), et 7 contributions à des ouvrages de synthèse (2 chinois, 2 portugais, 1 espagnol, 1 italien, 1 grec). Publication français-anglais des articles publiés dans Les Actes du GERPISA (avec CdL), les éditoriaux et articles dans La Lettre du GERPISA, et de nombreux textes sur le site internet du GERPISA

- Conférencier invité à 46 colloques internationaux à l’étranger et à 26 colloques internationaux en France. Participation à deux enquêtes internationales : CEE sur les relations salariales dans l’automobile (1982-1983), OCDE sur l’automatisation (1983-1985). Direction de deux programmes internationaux avec contrat européen (1993-2000).

- Nombreuses enquêtes de terrain. 42 séjours et missions d’étude à l’étranger : Suède (1967, 1993, 1996, 1997,1998, 2003), Royaume-Uni (1967, 1994, 1996, 2000, 2003, 2004), Allemagne (1968, 2004), Italie (1980, 1995, 2004), Algérie (1968, 1970), Japon (1982, 1993, 2003, 2007), Chine (1985, 2008), Pologne (1986), Mexique (1981, 1982,1988, 2009), Brésil (1989, 1992, 2000), Russie(1990,1992), Espagne (1992, 1995, 2000), États-Unis (1993, 1999, 2000), Argentine (1997, 2001) Corée du Sud (2007), Chine. 18 Invitations et accueils de chercheurs étrangers pour séjour d’études en France.

Main publications

✔ Freyssenet M., “Les rapports de production: travail productif et travail improductif”, Paris, CSU, 1971, 59 p. Édition électronique, freyssenet.com, 2006, 504 Ko.

✔ Freyssenet M., “Le processus de déqualification-surqualification de la force de travail”, CSU, Paris, 1974, 247 p. Deuxième édition écourtée et légèrement modifiée : Freyssenet M., Qualification du travail : tendances et mises en question, Paris, La Documentation française, 1975, 198 p. Troisième édition augmentée d'un chapitre: Freyssenet M., La division capitaliste du travail, Paris, Savelli, 1977, 221 p.

✔ Freyssenet M., La sidérurgie française. 1945-1979. Histoire d’une faillite, Paris, Savelli, 1979, 241 p.

✔ Freyssenet M., “D’une tentative à une autre: fixer puis libérer les ouvriers de métier”, Annales de la Recherche Urbaine, n° spécial, Vie quotidienne en milieu urbain, Colloque de Montpellier, Paris. CRU, 1980, pp 25-45. Édition numérique, freyssenet.com, 2006, 170 Ko. Version modifiée de ✔ Freyssenet M., « Division du travail, pratiques ouvrières et pratiques patronales. Les ouvriers sidérurgistes chez de Wendel, 1880-1974 », CSU, Paris, 1978, 34 p. Édition numérique, freyssenet.com, 2006, 160 Ko.

✔ Freyssenet M., “Division du travail, taylorisme et automatisation: confusions, différences et enjeux”, in M. de Montmollin, O. Pastré (dir.), Le Taylorisme, Paris, La Découverte, 1984, pp 321-333. Version écourtée de Freyssenet M., “Division du travail, taylorisme et automatisation. Confusions, différences et enjeux”, communication écrite présentée au colloque international sur le Taylorisme, 2- 4 mai 1983, CNRS, Paris, organisé par M. de Montmollin et O. Pastré (Paris XIII), 11 p, édition numérique, 2006, http://freyssenet.com/?q=fr/node/359 , 216 Ko.

✔ Freyssenet M., “La requalification des opérateurs et la forme sociale actuelle d’automatisation”, Sociologie du travail, 4/1984. pp 422-433.

✔ Freyssenet M., “Le concept de rapport social peut-il fonder une autre conception de l’objectivité et une autre représentation du social?”, In Freyssenet M., Magri S. (dir.), Les rapports sociaux et leurs enjeux, Paris, CSU, 1989, vol 1, pp 9-23. Édition électronique, freyssenet.com, 2006, 207 Ko.

✔ Freyssenet M., “Le rapport capital-travail et l’économique”, in Freyssenet M., Magri, S.(dir.), Les rapports sociaux et leurs enjeux, Paris, CSU, 1991, vol 2, pp 5-16. Édition électronique, 2006, http://freyssenet.com/?q=fr/node/126 , 158 Ko.

Freyssenet M., “Processus et formes sociales d’automatisation. Le paradigme sociologique”, Sociologie du Travail, n° 4/1992, pp 469-496.

✔ Freyssenet M., “L’invention du travail”, Actes du Colloque Interdisciplinaire - Travail: recherche et prospective", CNRS/PIRTTEM, 1992, pp 65-74. Republié: Freyssenet M., “L’invention du travail”, Futur antérieur, n°16, 1993/2, pp 17-27. Version modifiée et augmentée, Freyssenet M., “Historicité et centralité du travail”, in Jacques Bidet, Jacques Texier (dir.), La crise du travail, PUF, Paris, 1995, pp 227-244. Version modifiée et augmentée en anglais, Freyssenet M, “Emergence, Centrality and End of Work”, Current Sociology, 1999, vol 47, n°2, pp 5-20.

✔ Freyssenet M., “Quelques pistes nouvelles de conceptualisation du travail”, in Desmarez P., Freyssenet M. (dir.), “Les énigmes du travail”, n° hors série de Sociologie du Travail, 1994, pp 105-122. Version modifiée et développée de: Freyssenet M., “Les énigmes du travail. Quelques pistes nouvelles de conceptualisation du travail”, in Actes du Colloque interdisciplinaire CNRS-PIRTTEM “Travail: bilan et perspectives”. PIRTTEM, CNRS, 1992, pp 5-20. Version en espagnol, Freyssenet M., “Los enigmas del trabajo: nuevas pistas para su conceptuacion”, Economia y Sociologia del Trabajo, Madrid, n°23/24, mars-juin 1994, pp 63-71.

✔ Freyssenet M., “La production réflexive, une alternative à la production de masse et à la production au plus juste?”, Sociologie du Travail, n°3/1995, pp 365-388. Édition numérique, freyssenet.com, 2007, 320 ko, ISSN 1776-0941. Version modifiée et augmentée en anglais : Freyssenet M., “Reflective production: an alternative to mass-production and lean production?”, Economic and Industrial Democracy, vol. 19, n°1, february 1998, pp 91-117. Digital publication, freyssenet.com , 2006, 280 Ko, ISSN 7116-0941.

✔ Freyssenet M., Mair A., Shimizu K., Volpato G. (eds), One Best Way? The Trajectories and Industrial Models of World Automobile Producers, Oxford, New York, Oxford University Press, 1998, 476 p. En anglais par un éditeur anglais en première publication.

✔ Freyssenet M., Mair A., Shimizu K., Volpato G. (dir.), Quel modèle productif? Trajectoires et modèles industriels des constructeurs automobiles mondiaux, La Découverte, Paris, 2000, 568 p. Version française, modifiée, développée et actualisée de Freyssenet M., Mair A., Shimizu K., Volpato G. (eds), One Best Way? The Trajectories and Industrial Models of World Automobile Producers, Oxford, New York, Oxford University Press, 1998, 476 p. En anglais par un éditeur anglais en première publication.

✔ Boyer R., Freyssenet M., Les modèles productifs, Paris, Repères, La Découverte, 2000, 128 p. Version en espagnol, Boyer R., Freyssenet M., Los modelos productivos, Lumen Humanitas, Buenos Aires, Mexico, 2001, 115 p. Version anglaise révisée, Boyer R., Freyssenet M., The productive models. The conditions of profitability, Londres, New York, Palgrave, 2002, 126 p. Version allemande révisée et augmentée, Boyer R., Freyssenet M., Produktionmodelle, Ein e Typologie am Beispiel der Automobilindustrie, Edition Sigma, Berlin, 2003, 160 p. Deuxième publication en espagnol, Boyer R., Freyssenet M., Los modelos productivos, Editorial Fundamentos, Madrid, 2003, 155 p. Version italienne révisée et augmentée., Boyer R., Freyssenet M., Oltre Toyota. I nuovi modelli produttivi, EGEA, Università Bocconi Editore, Milano, 2005, 170 p.

✔ Freyssenet M., « Esprit es-tu là? À propos de "Le nouvel esprit du capitalisme", de Luc Boltanski et Ève Chiapello », L'Année de la Régulation, n° 5, 2001-2002, pp 309-318.

✔ Freyssenet M., Shimizu K., Volpato G. (eds), Globalization or Regionalization of American and Asian Car Industry?, London, New York, Palgrave-Macmillan, 2003, 243 p. En anglais par un éditeur anglais en première publication.

✔ Freyssenet M., Shmizu K., Volpato G. (eds), Globalization or Regionalization of European Car Industry?, London, New York, Palgrave-Macmillan, 2003, 275 p. En anglais par un éditeur anglais en première publication.

✔ Freyssenet M., « Trajectoires nationales et trajectoires de firmes. Esquisse d’un schéma d’analyse », in Y Lung (dir.) Treizième Rencontre Internationale du GERPISA, « Organisation productive, relation salariale, financiarisation : les spécificités de l’industrie automobile ». 16-17 juin 2005. Ministère de la Recherche. Paris. Cederom. Deuxième publication, « Trajectoires nationales et trajectoires de firmes. Esquisse d’un schéma d’analyse » Actes du GERPISA, octobre 2005, n°38, pp 25-62. Édition électronique, freyssenet.com, 2006, 824 Ko.

Number of publications by type de 1965 à 2007, from 1998 to 2007 (ten years), from 2004 to 2007 (four years)

Nombre de publications dans des revues avec comité de lecture: 39-21-7
Nombre de publications dans des actes de colloque avec cdl: 33-30-12
Nombre de conférences invitées dans des congrès internationaux: 72-44-20
Nombre d’ouvrages ou de participations importantes à des ouvrages: 59-39-16

2. Teaching, formation and diffusion of the scientific culture

- Cours dans trois DEA de sciences sociales (1983-85, 1992-1999, 2000-2005 ) et dans deux DESS (1992-1996, 2001-2006), à l’ENS, EHESS, Paris 8, Université d’Évry, Université de Rennes. Interventions dans 34 séminaires d’enseignement et de recherche.

- Directeur de huit mémoires de DEA (6 soutenus) et de deux thèses (deux allocations de recherche, une thèse soutenue suivie du recrutement au CNRS). Soutien à des doctorants français et étrangers du GERPISA. Participation aux jurys de 5 HDR, 13 thèses et 7 DEA.

- Quatre séjours d’un mois d’enseignement à l'étranger: 1982 et 1988 au Mexique à la Escuela Nacional de Anthropologia y Historia, 1997 et 2001 en Argentine à l’Université de Buenos Aires.

- Organisateur (souvent en collaboration) de 4 colloques nationaux et 22 colloques internationaux dont 4 à l’étranger.

- Co-fondateur et animateur de la collection de sciences sociales “Repères ” aux Éditions La Découverte de 1982 à 1987

- 24 contributions à des ouvrages de synthèses ou des revues de vulgarisation (Etat de la France, Etat du Monde, Le nouvel état du Monde, Dictionnaire historique et géopolitique du XXème siècle, Sciences Humaines, Alternatives Economiques, etc.). Extraits d’ouvrages dans des manuels du secondaire (Hatier :1979, 1986 ; La Découverte, 1996, 1999, 2004), ou des livres d’introduction à la sociologie du travail (Montréal, Repères, Paris).

- 81 entretiens dans la presse écrite et audiovisuelle française et étrangère (Libération, Le Monde, Les Echos, Le Figaro, l'Humanité-dimanche, AFP, Newsweek, Automotive News, la Tribune, l'AutoJournal, le Journal de l'automobile, France Inter, RFI, France Culture, France 3, Channel 4, Radio Classique, …). Deux articles dans le Monde (1997, 1999, rubrique Horizon-Débats), deux dans Libération (1980, 2004 rubrique Rebonds), un dans la Tribune de l’Industrie (2000), etc.

3 - Technologic transferts, industrial links and valorization

- Contribution à l'élaboration du plan d'aménagement de la région Lyon-St Etienne-Grenoble (1966-1968), et des plans d'urbanisme de plusieurs villes algériennes (1968-1970): Alger, Constantine, Skikda, Annaba, Batna, Oran.

- Adoption par le Service Technique Central d’Aménagement et d’Urbanisme de la méthode d’analyse et du traitement informatique (méthode typol) du profil socio-professionnel des communes et quartiers. Adaptation par des Agences d’Urbanisme. Réutilisation en sociologie urbaine (1966-1971).

- Nombreux contrats de recherche publics: DGRST, Plan, Equipement, Transports, DATAR, Recherche (programme mobilisateur TET, ACI), Europe (Capital Humain et Mobilité, PCRD), OCDE, etc. Lorsque des entreprises étaient concernées (SNCF, RATP, Renault, BSN, PSA, etc.) elles ont été généralement associées au suivi des travaux, voire à leur financement (1972-2005).

- Nombreuses conférences et actions de formation et de réflexion (1972-2005) dans des entreprises (Renault, PSA, Volvo, EDF, ADP, RATP, SNCF, Thomson, Rhône Poulenc, Usinor, Sacilor, BSN, Elf, Bull…), des syndicats (CGT, CFDT, CGC, FEN, IGMetal, CGIL, CCOO, UGT, syndicats mexicains, argentins), d’associations (réseau Partage, …), à l'ISST, l’INTEFP, l’INETOP, l’AFNOR, l’ANPE, dans des Ministères (Equipement, Travail, Transports, PTT, Industrie, Recherche), auprès d’organismes d’expertise des comités d’entreprise (SECAFI) et d’organisations patronales (CCFA, CRC), la Cité des Sciences, etc. - Membre du comité de la recherche de la RATP (1991-1993)

- Association institutionnalisée des acteurs sociaux à la définition des programmes de recherche et au suivi des travaux du GIP-Mutations industrielles et du GERPISA (1985-2005)

- Auditions sur la sidérurgie par le Conseil économique et social (1979) , et sur l'automobile par l'Assemblée nationale (1997) et le Parlement européen (1997) et à nouveau par le Conseil économique et social (2006). Trois contributions à des rapports officiels sur le travail et l’industrie automobile (Ministère du travail, Assemblée Nationale, OCDE)

- Participation au club CRIN du CNRS « Systèmes de production et facteurs humains» (1991-1993).

4 - Collective responsabilities and research management

- Membres de trois revues internationales avec CdL: Sociologia del Trabajo (Espagne), Trabajo (Mexique), Actes du GERPISA (France). Fondateur de deux revues: Cahiers du GIP Mutations Industrielles, Actes du GERPISA.

- Membre suppléant de deux commissions de spécialistes : ENS Fontenay-Lyon (1998-2000), UFR Sociologie-gestion Université d’Évry (2001-2004, et 2007-2009)

- Membre de cinq comités scientifiques de programmation de la recherche, entre 1985 et 1993

- Membre du Conseil scientifique de l’Université d’Évry (1992-2001).

- Cinq avis externes pour le recrutement (lecturer ou professeur) dans des Universités étrangères : Canada, Grande-Bretagne, Italie. Membre du conseil scientifique de l'école doctorale de la Faculté d'Économie de l'Université Ca' Foscari, Venise (2002 /2005). Expert permanent pour l'évaluation de projets auprès Ministère de la Recherche et de la Technologie Italien dans les domaines de l’Economie industrielle et de la Sociologie du travail.

- Responsable scientifique des recherches menées avec d’autres chercheurs du CSU ou extérieurs, depuis 1970. Co-responsable avec Suzanna Magri du séminaire du CSU “Les rapports sociaux et leurs enjeux ” 1986-1988. Responsable de l'équipe "Travail, emploi, éducation" du CSU depuis 1992.

- Directeur, de 1986 à 1991, du GIP Mutations Industrielles (GIP CNRS 0002), associant le CNRS, des entreprises, des agences publiques et des Ministères, pour mener un programme de recherche sur les mutations industrielles, défini avec les adhérents du groupement, comprenant 16 chercheurs et 3 ITA. Fondateur et directeur des Cahiers de Recherche du GIP Mutation Industrielles (54 numéros)

- Co-fondateur en 1981 et animateur avec Patrick Fridenson (historien, EHESS) puis de Yannick Lung (économiste, Bordeaux 4) du réseau GERPISA (Groupe d’Etudes et de Recherches Permanent sur l’Industrie et les Salariés de l’Automobile), devenu réseau international et équipe d’accueil (EA 2542, Université d’Évry-EHESS) depuis 1992, comprenant actuellement 320 membres de 27 pays différents dont une quarantaine de doctorants, aidé financièrement par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, l’Union Européenne (3 contrats PCRD), PSA, Renault et le CCFA (Comité des Constructeurs Français de l’Automobile). Fondateur et Directeur des Actes du GERPISA, revue trimestrielle avec CdL (34 n°), de La Lettre du GERPISA, mensuelle, bilingue (184 n°), du site internet du GERPISA. Co-organisateur de dix des quinze colloques internationaux annuels.

- Responsable scientifique de deux des programmes quadriennaux internationaux du GERPISA “Emergence de nouveaux modèles industriels ” (1993-1996), avec Robert Boyer (économiste, CEPREMAP-CNRS-EHESS), “L’industrie automobile entre mondialisation et régionalisation ” (1997-2000), avec Yannick Lung.

5 – Thematic evolution and function changes. contributions and takings risk

Il s'agit d'une rubrique introduite par le CNRS en 2005 dans les formulaire de compte-rendu d'activité, bien qu'en toute rigueur ce soit aux pairs de dire quels ont été les apports et les prises de risque effectifs.

- Comme expliqué en 1., passage, par nécessité de recherche, de la sociologie de l’éducation et de la culture et de la sociologie urbaine à la sociologie du travail et très vite à l’analyse sociologique des trajectoires des firmes, des secteurs d’activités et des trajectoires nationales, dans la perspective d’une sociologie des « rapports sociaux » et d’une contribution à la recomposition des savoirs de sciences sociales.

- De vacataire à l’Université (1964-66) à responsable de toutes les recherches (notamment sur contrats) réalisés avec d’autres chercheurs, d’abord dans des Ministères (Equipement en France et en Algérie, 1967-1970), puis dans une structure associative (CSU, 1970-1977), devenu en 1978 unité CNRS, à co-fondateur et co-directeur du réseau interdisciplinaire GERPISA (1981-2005)devenu international et Equipe d’accueil en 1992, à la co-direction de deux programmes internationaux (1993-2000, contrats européens), à co-fondateur et co-directeur de la collection de sciences sociales « Repères » à La Découverte (1982-1987), à Directeur du GIP Mutations Industrielles (CNRS GIP 0002) de 1986 à 1991, à membre de DEA et formations doctorales, tout en restant au CSU, notamment comme responsable de l’équipe « travail, emploi, éducation ».

- Les mobilités thématiques ont été guidées par le souci constant de trouver le découpage le plus fécond possible du social, notamment pour identifier les liens macro-micro. Ils ont conduit à proposer et à étayer un découpage/recomposition des savoirs en sciences sociales selon les « rapports sociaux ». Les mobilités institutionnelles et les initiatives organisationnelles prises ont eu quatre objectifs : pouvoir réaliser des travaux de terrain de longue durée, notamment en entreprises, et disposer du temps d’élaboration théorique nécessaire ; trouver « une relation de recherche » avec les acteurs sociaux, condition pour accéder au sens de leurs pratiques et pour qu’ils puissent s’emparer des résultats de la recherche (valorisation) ; inventer et mettre en oeuvre des formes de coopération scientifique (inter-disciplinaire et internationale) en s’appuyant sur une démarche qui permet de les rendre viables, durables et fécondes, afin de pouvoir mobiliser et confronter les connaissances et les compétences nombreuses et de toute nature qu’exige l’analyse des trajectoires nationales et de firmes; construire des outils de diffusion des résultats de la recherche à un large public (Collection Repères) et transmettre aux doctorants un savoir-faire par une sorte de compagnonnage (formation doctorale et GERPISA).

- Les risques pris ont d’abord été scientifiques. Rien ne garantissait que le passage micro-macro, les changements de domaines et les incursions dans d’autres champs disciplinaires ne se transforment pas en une fuite en avant non maîtrisable et infructueuse. Les thèses avancées et les résultats produits ont rarement été dans l’air du temps ou dans l’orientation dominante du moment, y compris ceux sur le thème de la « division du travail » ou du « concept de travail », en raison des simplifications conceptuelles dangereuses portées par des positions apparemment proches. Sur le plan institutionnel, le passage d’un emploi fixe dans un Ministère à un emploi dans une association de chercheurs travaillant sur contrats DGRST afin de privilégier la recherche, puis au CNRS pour mener des travaux empiriques et théoriques au long cours, la création du GERPISA avec très peu de moyens, sa transformation en réseau international, l'obtention de contrats européens pour le faire vivre, le défi intellectuel lancé au réseau du MIT alors au sommet de sa réputation, la direction du premier GIP en sciences sociales en partenariat avec des entreprises, ministères et agences publiques, le travail avec des ingénieurs pour penser une autre forme d’automatisation, la conception et le lancement de la collection « Repères », l’association de doctorants aux travaux du GERPISA sans avoir la direction de leur thèse, enfin la transgression des limites entre disciplines et sous-disciplines, entre recherches théorique, empiriques et appliquée, la tentative d’inscrire les acteurs sociaux dans une « relation de recherche », toutes ces actions et tentatives ont été certainement risquées.